Fait de chez nous : «Pascal, je suis morte…»suite

Le soir comme prévu, la délégation est reçue par Grégoire. C’est en larmes avec une émotion de méfiance que Viviane remet les pieds dans son foyer, se demandant au fond d’elle même, quelle sera la réaction de son mari. Pas de protocole. Après les salutations d’usages, un des vieux s’adresse à Grégoire en ces termes. «Mon fils, nous avons ramené ta femme et nous te demandons de l’accepter malgré son mauvais comportement qui a occasionné notre présence ici. Tu sais bien qu’en amour, le pardon passe avant la raison. Rassures-toi que ta femme ne va plus se comporter de la sorte ».

Grégoire remercie les parents accompagnateurs de sa femme, avant de dire qu’avec tout le respect qu’il leur doit, il se verra mal en rejetant leur démarche. « Mais sachez bien qu’il est facile de pardonner, mais le plus difficile est de reconstruire la confiance qui a été détruite », s’est-il défendu. « Tout ce que je voudrais demander à Viviane en votre présence, qu’elle me dise honnêtement la raison qui l’a poussée à me tromper. Sans cela, il me serait difficile de vivre encore avec elle. Je l’aurai compris si c’est avec une personne encore plus stable socialement que moi.  Mais non !! Je n’arrive pas à comprendre. Si elle ne peut pas franchement me dire la raison, qu’elle fasse venir son Pascal-là ici et tout de suite pour qu’on règle définitivement la chose. Au cas contraire, vous allez m’excuser et retourner avec elle chez vous. C’est toute ma condition », a-t-il poursuivi.

Silence radio. Viviane se lamente. Ses parents sont angoissés, mais que faire ? En fin de compte, Viviane est sommée de parler pour libérer tout le monde.  Elle se met à genoux pour supplier son mari tout en lui signifiant qu’elle aurait été trompée par ses copines. Car elles ont toutes chacune une armoire chez elle confectionnée par Pascal le menuisier. La stratégie, c’est de sortir avec celui-ci qui en retour offre l’armoire sans la moindre centime. Comme elle en était dans le besoin, et c’est vrai qu’elle n’en a pas parlé à son mari qui a refusé de lui faire confectionner une armoire, elle s’est faite piéger. Seulement, elle voulait faire une surprise à son mari avec l’armoire, sinon, Pascal n’est rien pour elle et que c’était la seule fois qu’ils sont sortis. Malheureusement, mon mari m’a surprise et me voici dans le pétrin. « Vous avez tous entendu et compris ce que votre fille vient de réciter. Je prends notes. Je la pardonne, je l’accepte, mais je veux que demain matin vous l’accompagner dans l’atelier de Pascal pour lui assigner de confectionner dans soixante douze heures l’armoire qu’il aurait promise à votre fille. Si le lundi soir (ils étaient à un samedi) je rentre du service sans trouver l’armoire chez Viviane, elle déménage chez Pascal sans autre forme de procès », parole de Grégoire.

Séance tenante, le frère de Viviane demande le numéro de Pascal qu’il appelle, et prends rendez-vous avec lui en se présentant comme un client. Après cet appel, le téléphone de Viviane est confisqué par son mari en attendant le rendez-vous du lendemain. Question de ne pas se faire duper par sa femme avec son Pascal en le prévenant de ce qui se tramait. Viviane rejoint ainsi son Grégoire en attendant que l’armoire vienne combler le vide autour du couple.

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