Femmes en politique : «Le quota genre n’a pas été respecté», selon Martine Yabré

Le 11 mars 2021 a eu lieu à Ouagadougou la restitution des résultats de l’analyse de l’application de la loi sur le quota aux élections législatives du 22 novembre 2020. Organisée par le Cadre de concertation des organisations intervenant sur le genre et la participation citoyenne des femmes en collaboration avec le National democratic institut (NDI), la cérémonie d’ouverture a eu lieu en présence du représentant du ministre de la Femme, Karim Zina , chargé de mission audit ministère.

Cette initiative a été saluée par Karim Zina

La participation politique des femmes reste une problématique importante au Burkina Faso. C’est dans cette optique que les 1ères autorités ont adopté en 2009 et révisé en 2020 « la loi 003 portant fixation de quota et modalités de positionnement des candidats et candidates aux élections législatives et municipales au Burkina Faso ». En vue d’évaluer le degré de prise en compte de la disposition de cette loi par les acteurs politiques notamment, le Cadre de concertation des organisations intervenant sur le genre et la participation citoyenne des femmes a initié une étude en partenariat avec le NDI à travers un financement du National endowment for democraty (NED). L’objectif de cette étude selon la coordonnatrice du cadre, Martine Yabré, est de pouvoir constituer un argumentaire de base pour tenir des plaidoyers en faveur d’une éventuelle relecture de cette loi qui a suffisamment montré ses insuffisances. Déroulée sur 2 mois par une équipe de 5 personnes, les données de cette étude ont été récoltées auprès de la CENI, du ministère de la Femme, d’acteurs institutionnels, de la société civile et politiques. Ce qui a permis de relever un non respect de la loi. Cela suppose selon Martine Yabré que les actions ne sont pas dissuasives puisqu’elles n’obligent pas au respect de la loi. « Pour les travaux, on s’est appesanti sur les partis qui ont eu un siège à l’Assemblée nationale et sur l’ancienne disposition du code électoral qui a été supprimé lors de la dernière relecture notamment l’article 154 à son alinéa 5 qui empêchait qu’il y ait des listes unisexes », a fait savoir la coordonnatrice du Cadre. Cette initiative a été saluée par Aminata Kassé, directrice du NDI qui a informé que cet atelier s’inscrit dans le cadre des programmes d’appui aux processus électoraux et à la participation citoyenne de son institution. Selon elle, il ne s’agit pas de décorer l’AN avec des femmes, mais plutôt de donner l’opportunité à des hommes et femmes de travailler sur les attentes, les besoins, les préoccupations en développement pour la majorité de la population.

Aïcha TRAORE

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