Festival Culture Lossanni de Founzan : rendez-vous du 02 au 04 avril 2026 pour célébrer le vivre-ensemble

La 3ᵉ édition du Festival Culturel Lossanni de Founzan (FESCULO) a été officiellement lancée, le samedi 7 février 2026, à l’occasion d’une conférence de presse tenue dans la salle de la mairie de Founzan, en présence d’acteurs culturels, de partenaires.

 

Placée sous le thème « Expressions culturelles et artistiques, socle de paix et du vivre-ensemble », cette édition se tiendra du jeudi 02 au samedi 04 avril 2026 à Founzan, dans la province du Tuy. À travers ce thème, les organisateurs entendent faire de la culture un puissant levier de cohésion sociale, de résilience et de développement local, dans un contexte national marqué par des défis sécuritaires et sociaux.

Riche d’un important patrimoine culturel, notamment à travers ses masques, danses traditionnelles et son architecture, la commune de Founzan fait face à une faible valorisation de ses héritages matériels et immatériels. La modernisation, le manque de documentation et de promotion, ainsi que les conséquences des déplacements de populations liés à l’insécurité, constituent autant de menaces pour la transmission des valeurs ancestrales.

C’est pour répondre à ces défis que le FESCULO se positionne comme un cadre de préservation, de promotion et de transmission du patrimoine culturel, tout en impliquant fortement les communautés locales. Le festival ambitionne ainsi de faire de Founzan une référence en matière de tourisme culturel, au niveau régional et national.

 

Objectifs et activités au cœur du développement local

 

Selon les organisateurs, l’objectif global du FESCULO est de promouvoir les valeurs culturelles locales, renforcer le brassage culturel et consolider la cohésion sociale entre les filles et fils des différentes communautés.

Plusieurs activités sont prévues au programme, notamment : des campagnes d’information et de communication ; l’identification des troupes artistiques et la promotion des produits locaux ; des prestations artistiques (danses, musique, théâtre, contes) ; des expositions et ventes de mets du terroir ; des compétitions de tir à l’arc ; des conférences publiques sur la paix, la cohésion sociale et le vivre-ensemble ; des caravanes de sensibilisation ; des séances d’initiation à des danses traditionnelles en voie de disparition, telles que Yamboyoro, Daansé, N’tuitiyoro/Siiro, Haguèyoro, Parinpinyoro et N’dèri.

 

Des innovations majeures pour cette 3ᵉ édition

 

Parmi les innovations annoncées figurent l’organisation de séances d’apprentissage des pas de danses menacées, des conférences publiques thématiques, ainsi que des séances de contributions à l’Initiative présidentielle pour le développement communautaire (IPDC) et à Faso Mêbo local, en vue de la construction progressive de la préfecture de Founzan.

Une mobilisation collective attendue

 

Le coordonnateur de l’organisation, Tionou Lamy, a rassuré partenaires et sponsors quant à la tenue effective du festival aux dates prévues, tout en lançant un appel à l’accompagnement pour la réussite de l’évènement.

De son côté, le promoteur du festival, Yaro Lonkou Gérard, a rappelé que Lossanni, mot bwamou dont est tiré le nom du festival, signifie « la localité se développe ». Pour lui, le FESCULO est une invitation à l’espoir, à l’engagement collectif et à la reconquête des valeurs culturelles, socles du développement durable de Founzan.

Le budget prévisionnel de l’évènement est estimé à 10 887 500 francs CFA. Le festival est placé sous le patronage du Ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, la présidence de Wahabo Kaboré, Président de la Délégation spéciale de Founzan, et bénéficie de plusieurs parrainages, dont ceux de Souleymane Dianda, FORSATEC et Michel Lamien, Consultant-Directeur général du cabinet BIFAC.

À l’issue de la conférence de presse, les organisateurs ont réaffirmé leur conviction que le FESCULO constitue un véritable levier de développement culturel, éducatif et économique, tout en contribuant à la préservation des identités locales et à leur transmission aux générations futures.

Aymeric KANI