Au palais de justice de Bobo : Un faux missionnaire de la santé à la barre

Un homme que nous nommons I.P a comparu devant le tribunal correctionnel de Bobo-Dioulasso pour le fait de se faire servir des boissons et des aliments dans le centre d’accueil et de missionnaires de Bobo (maquis restaurant) tout en sachant qu’il était dans l’impossibilité de payer. En outre, il se fait attribuer dans les mêmes circonstances une chambre dans un l’hôtel de la place sans avoir payé les frais d’hébergement.

Les faits se sont déroulés courant novembre 2021 à Bobo-Dioulasso. Dans le cas d’espèce, il ressort que le prévenu I.P est médecin de formation mais il n’exerce plus ses fonctions. Il se trouve qu’I.P est domicilié à Ouagadougou. Et que, c’est au cours d’un passage à Bobo-Dioulasso, qu’il a fait escale dans le centre d’accueil et de missionnaires. Pour mieux réussir ses manœuvres frauduleuses, I.P a fait comprendre au gérant du centre qu’il travaille au ministère de la Santé et qu’il est en mission à Bobo pour animer une conférence de médecins.

Et à cet effet le directeur chargé des affaires financières du ministère est en route pour Bobo avec une somme d’un million de francs dans le cadre de l’organisation de cette conférence. C’est dans ces circonstances qu’I.P lance une commande de boissons et de nourritures alors qu’il était pleinement conscient qu’il ne pouvait pas payer les factures de la restauration. Et ce n’est pas fini, I.P poursuit ses manœuvres en se faisant attribuer une chambre dans un hôtel de la place tout en sachant qu’il ne pouvait pas payer. Finalement, I.P a été interpellé et déféré par la suite à la Maison d’arrêt et de correction de Bobo-Dioulasso (MACB).

Le dossier a été appelé au rôle du lundi 06 décembre 2021. A la barre, lorsque le juge pose la question au prévenu de savoir combien de temps il a passé dans le centre d’accueil. « J’ai passé une journée dans le centre d’accueil et de missionnaires de Bobo et deux nuits à l’hôtel », a affirmé le prévenu à la barre. Lors des débats de l’instruction à l’audience, le parquet a suspecté des agissements relatifs à des troubles mentaux du prévenu.

Par conséquent, le parquet a requis que le dossier soit renvoyé pour soumettre le prévenu à un psychiatre de l’Hôpital Souro Sanou de Bobo. Le tribunal a suivi le parquet en renvoyant le dossier au 17 janvier 2022.

Ben Alassane DAO

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