Gestion du fret par le CBC : “On ne peut pas laisser un groupuscule s’emparer des richesses”

Le point de presse du gouvernement du 13 octobre 2020 a été animé par le ministre des Transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière, Vincent T. DABILGOU. Les échanges ont tourné autour de la décision de la gestion du Fret repris par le Conseil burkinabè des chargeurs (CBC).

« S’il y a un bras de fer, le gouvernement avisera. Force doit rester à la loi », selon Vincent Dabilgou

A l’entame de ses propos,  le ministre des Transports, de la Mobilité urbaine et de la Sécurité routière, Vincent Dabilgou a voulu que cette conférence ne soit pas comprise comme une réponse à la conférence de presse de la Faîtière  unique des transporteurs du Burkina (FUTRB). Mais, plutôt comme une volonté du gouvernement à communiquer  sur un sujet qui préoccupe l’ensemble de l’économie  burkinabè et des populations. Retraçant l’historique de la gestion du fret au Burkina, il a expliqué qu’elle était assurée par le Conseil burkinabè des chargeurs (CBC). Avec le développement du secteur des transports, l’ancien président de la Chambre de commerce, feu Oumarou Kanazoé, a procédé à la création de la 1ère faîtière des transporteurs qui est l’Organisation des transporteurs routiers du Faso (OTRAF) et qui a reçu l’adhésion de tous les transporteurs. Vu la bonne gestion, feu Oumarou Kanazoé a demandé que l’Etat se dessaisisse d’une partie de son rôle dans la répartition des chauffeurs et des camions au niveau des ports et les confier à l’OTRAF. Ce qui fut fait et c’est Boukaré Sankara qui assurait la présidence de l’organisation de 1996 à 2014. À cause des divisions qui commençaient à naitre déjà en 2014, Issoufou Maïga a été propulsé comme nouveau président de la faîtière. «C’est à partir de 2015 jusqu’à maintenant, que nous avons connu des difficultés dans le secteur du transport de notre pays. Cette gestion a amené à la création de plus de 20 organisations», a confié le ministre. Il a indiqué que l’une de ses missions en tant que ministre, était de professionnaliser le secteur et procéder à la création d’une faîtière unique. « On a aussi vu qu’il était important de reformer le CBC. J’ai mis deux ans pour la mise en place de la faîtière, j’ai engagé des discussions mais ça n’a pas marché. Donc j’ai transféré le dossier au Premier ministre et il a dit que si les acteurs n’arrivent pas gérer la faîtière, le gouvernement va le faire. Et ce, afin de protéger les petits et les gros transporteurs. Nous avons engagé le processus de réforme avec la vision du Président du Faso pour avoir une économie prospère. Je n’ai fait que suivre les instructions de mon chef qui deviennent une instruction gouvernementale. Comme nous avons entamé le processus avec le Premier ministre, on a abouti à la création de deux faîtières que sont le Haut conseil du transport (HCT) et la FUTRB et chacune a un récépissé. Depuis cette étape, nous sommes dans une démarche où on n’a pas abouti », dit-il. Puis de poursuivre, «on ne peut pas gouverner en laissant un groupuscule s’emparer des richesses nationales. Nous ne sommes pas contre le droit de grève. Mais, nous n’allons pas tolérer que des personnes qui se disent en grève envahissent les corridors».

Aïcha TRAORE

Fermer le menu
libero commodo Praesent Curabitur elit. ut et, sed tristique Phasellus Sed commodo