Des organisations de producteurs d’huile alimentaire réunies au sein de la GRAPPE huilerie de Bobo-Dioulasso, ont animé une conférence de presse, ce mardi 18 mars 2025. Objectif, faire savoir aux consommateurs qu’elles ont à leur disposition de l’huile en quantité et en qualité.
“Nous avons des stocks d’huile raffinée de coton du Burkina Faso dans nos magasins… A ce jour, on peut estimer à 110 000 bidons de 20 litres d’huile, soit 2000 tonnes d’huile déjà raffinée qui ne sont pas encore vendues et la production se poursuit pour les Burkinabè ”. C’est le principal message que Kassari Konaté, Président de l’Association des Transformateurs des Oléagineux du Burkina (ATOB) et ses camarades réunis au sein de la GRAPPE Huilière de Bobo-Dioulasso, veulent faire passer aux Burkinabè à travers cette présente conférence de presse. Toujours selon eux, “il y a de l’huile de qualité à Bobo-Dioulasso qui ne s’achète pas, au même moment des gens parlent de pénurie. Nous voulons donc rassurer l’opinion nationale qu’il y a bel et bien de l’huile dans nos magasins en quantité et en qualité”.
“ Ils veulent créer la pénurie pour faire entrer d’autres huiles sur le marché”
Pour les conférenciers du jour, le problème se trouve au niveau des grossistes qui les approchent pour savoir si l’huile est disponible, mais en retour ils n’achètent pas. Tout ceci pour « créer un système de pénurie pour pouvoir faire entrer d’autres huiles importées sur le marché ». D’où cet appel à la population de privilège l’huile locale pour sa consommation. “ Nous appelons les populations à s’approprier les produits locaux, car ils sont de qualité. Nous avons tous les documents nécessaires qui certifient que nos huiles sont de qualité. Nous invitons aussi le gouvernement à nous aider fortement en interdisant l’entrée sur le marché des huiles importées. Cela va permettre aux entreprises locales de mieux se tenir et participer au développement du pays. A l’interne, nous allons développer des initiatives aussi pour mieux organiser l’écoulement de nos produits. Par exemple, nous allons faire des petits emballages à des prix réduits pour permettre à tout le monde de disposer de l’huile selon ses moyens, car il n’est pas facile pour tout le monde de payer un bidon d’huile de 20 litres”.
“Nos huiles sont vendues à 22 500 FCFA, malgré le prix de la graine”
Qui parle de l’huile parle systématiquement de la graine de coton. Pour Aboubacar Sidiki Tamboura, Président du Groupement des Huileries du Burkina Faso, des efforts ont été consentis pour l’achat de la graine de coton qui est passé de 108 324 FCFA à 180 540 FCFA la tonne. Pour ce dernier, “quand les acheteurs viennent, ils trouvent que le prix de 22 500 FCFA est élevé. Nous ne pouvons pas continuer à vendre comme avant. Normalement le prix réel est à 27 000 FCFA, mais de commun accord nous avons décidé de vendre l’huile à 22 500 FCFA”. Tout comme Kassari Konaté, Aboubacar Sidiki Tamboura et Karim Barro invitent les consommateurs à faire confiance aux huiles produites sur le plan local.
Aymeric KANI
