Groupement des commandos parachutes :500 soldats prennent leur envol vers l’excellence

Le lancement officiel de la campagne de saut parachutiste 2025, a été donné le jeudi 19 juin 2025, au Centre d’Instruction des Troupes Aéroportées (CITAP) du Groupement Commando Parachutiste (GCP), dans la garnison de Bobo-Dioulasso. Ce lundi 23 juin 2025, une journée médias à laquelle nous avons participé nous a permis de toucher les réalités de cette campagne.

 

Il est un peu plus de 6h, ce lundi 23 juin 2025, et le tarmac résonne déjà du fracas cadencé des bottes et des consignes des instructeurs. Les parachutes sont ajustés au millimètre, les regards sont concentrés. Le CITAP, fief du prestigieux Groupement des Commandos Parachutistes (GCP), vit au rythme de la campagne de saut parachutiste 2025, lancée quelques jours plus tôt, le 19 juin. Sur place, plus de 500 militaires sont engagés dans cette opération d’envergure, une étape indispensable pour décrocher le brevet militaire de parachutiste. Une épreuve redoutable mais décisive, qui façonne les corps et forge les esprits.  « Le saut, ce n’est pas juste une descente en parachute. C’est un acte de foi. Une manière de dire, je suis prêt. Ce que nous faisons ici, c’est préparer les soldats à être projetés n’importe où, n’importe quand », confie un instructeur en surveillant les dernières vérifications avant embarquement.

Une mécanique militaire bien huilée

La campagne regroupe 494 soldats burkinabè, dont 149 officiers, 97 sous-officiers, 258 militaires du rang, et 15 femmes militaires. Une présence féminine modeste mais grandissante, qui illustre la montée en puissance de la mixité dans les forces d’élite du Burkina Faso. À ces effectifs nationaux, s’ajoutent 25 stagiaires étrangers, venus de dix pays d’Afrique : Bénin, Cameroun, Centrafrique, Congo, Djibouti, Guinée, Mali, Sénégal, Tchad et Togo. Une diversité qui témoigne du rayonnement régional du CITAP et de l’importance stratégique des coopérations militaires Sud-Sud.

Trois types de sauts, un seul objectif : la maîtrise du ciel

Au programme de cette campagne, trois catégories de sauts, chacun avec ses exigences et ses objectifs. Le saut de brevet, passage obligé pour devenir parachutiste, permet d’acquérir les fondamentaux du saut et de l’atterrissage. Outre cela, nous avons le saut tactique, plus complexe, simule une véritable opération militaire avec déploiement d’armements et manœuvres au sol. Enfin, nous avons la chute opérationnelle, ultime étape, plonge les stagiaires dans une situation de combat en zone hostile, pour tester leur réactivité et leur sang-froid. “ Au profit des personnels des forces armées nationales dans le but de renforcer leur capacité opérationnelle, nous organisons des stages de brevet militaire de parachutiste. L’objectif, c’est aguerrir les personnels des armées nationales et des pays amis pour qu’ils puissent pouvoir répondre efficacement aux différentes attentes de leurs armées”, nous confie Sami David Palm, Commandant du CITAB

Une immersion grandeur nature

La journée médias nous a conduits à l’aéroport de Bobo-Dioulasso, où les parachutistes se préparent, encadrés par les moniteurs. Chaque détail compte. L’équipement est inspecté avec minutie. Une fois prêts, les soldats s’engagent dans l’aéronef, déterminés. Direction ensuite le camp Ouezzin Coulibaly, zone de saut sécurisée, où l’on assiste, fascinés, aux sauts en chaîne. Les silhouettes se détachent dans le ciel avant de descendre en douceur, puis de s’organiser au sol, suivant un plan de manœuvre précis. Le saut en parachute, au-delà du spectacle, reste un exercice périlleux. Il réclame discipline, maîtrise de soi, endurance et cohésion. Chaque saut est un test, chaque atterrissage une victoire. La campagne se poursuit jusqu’au 29 juin, au rythme d’un entraînement intensif et rigoureux. Pour les soldats, c’est un rite de passage, un plongeon dans l’élite. A noter que pour cette présente campagne 2025, l’armée de l’air du Maroc est présente aux côtés du CITAB. En plus de l’aéronef qui est utilisé pour les sauts, plusieurs parachutes sont mis à la disposition du CITAB pour le bon déroulement de la campagne. Du personnel qualifié également est mis à la disposition du CITAB. En marge de cette activité, Ismaël Saturnin Paré, journaliste à la RTB Hauts-Bassins a présenté son Prix spécial Défense, remporté aux Galian 2025, au Colonel Lassané Porgo, Commandant la 2e région militaire.

Aymeric KANI

Abdoul-Karim Etienne SANON