Hygiène alimentaire : Ce qu’on voit dans les «restaurants par terre»

La concentration des populations dans les centres urbains a occasionné la prolifération des restaurants de rue encore appelés « restaurants par terre ». Ces lieux sont fréquentés par les usagers qui, pour des raisons diverses,  s’y rendent pour combler leur besoin. Nous avons fait le tour dans quelques restaurants pour voir si les mesures d’hygiène sont respectées dans ces lieux.

«L’aliment est un remède pour l’homme», disait un nutritionniste. Ainsi, l’alimentation fait partie des besoins primaires de l’être humain. Encore faudrait-il que cet aliment contribue à assouvir ce besoin. Situé au quartier Djaradougou de Bobo-Dioulasso, en face de la gare Transport Sana Rasmané (TSR) sur le boulevard de la Révolution se trouve le restaurant de Mme Bintou Keita. Dans ce restaurant on y trouve de quoi atténuer sa faim, il s’agit entre autres du riz gras, du to, du riz sauce et des spaghettis. Ayant hérité du travail de restauration, Mme Keita a embrassé ce métier depuis son jeune âge. C’est grâce à ce métier qu’elle subvient à ses besoins, à ceux de sa famille et arrive à payer les frais de scolarité de ses enfants. Consciente du danger de vendre de la nourriture au bord des voies, Mme Bintou Keita explique : «nous sommes tous entre les mains de Dieu. Les accidents sont circonstanciels. Si quelque chose doit t’arriver, même étant chez toi à la maison, ça peut t’arriver à la maison. Nous sommes installés ici et nous assistons à des scènes d’accidents. Peut-être que notre scène aussi se produira devant d’autres personnes. Donc, on se fait des bénédictions pour que Dieu nous épargne tous d’une telle calamité ». Selon Amadou Koussoubé, un client dudit restaurant depuis plus de deux ans, nous dit pourquoi il aime manger dans ce restaurant.  « Je trouve la nourriture de Mme Keita délicieuse et c’est une femme qui respectent beaucoup ses clients. Cela fait plus de deux ans que je mange dans ce restaurant, parce que ses nourritures sont propres. Elle entretient bien ses plats. Par contre, il y a certains restaurants où les mesures d’hygiène ne sont pas respectées », explique-t-il. Madi Mandé, un autre client partage le même avis que son prédécesseur. « Cela fait dix ans que je viens manger au restaurant de Mme Keita, parce qu’elle nous respecte. C’est un coin qui est vraiment ambiancé et elle est rigoureuse au niveau de l’hygiène ».

Le constat est le même chez Ramata Yabré, vendeuse d’atiéké, de haricot, d’aloko et de poisson frit. Si  Bintou Keita et Ramata Yabré appliquent les mesures d’hygiène dans leurs aliments, d’autres par contre ne voient pas les choses de la même manière. Comme c’est le cas de cette vendeuse de poisson braisé qui exerce ce métier il y a 3 ans de cela. Elle expose ces poissons au bord de la rue, couverts de poussière. Pour avoir son gagne pain quotidien afin d’épauler son mari. Il en est de même chez ce vendeur de porc au four qui exerce cette activité il y a environ 10 ans.  Entre appliquer les mesures d’hygiène et ne pas appliquer dans les aliments vendus au bord des routes pourvu qu’on puisse trouver quelque chose pour remplir le ventre. C’est ce qui semble le plus préoccuper certains consommateurs. Tout en oubliant les maladies qu’on peut contacter après avoir consommé  ces aliments dans des conditions d’hygiène précaire. Il appartient aux gérantes de restaurants et autres vendeuses d’aliments aux bords des routes de respecter les mesures d’hygiène, car c’est la santé des citoyens qui est en jeu.

Casimir Seyram KAVEGUE/Stagiaire

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