Le Conseil constitutionnel clôt le processus électoral

Avec la publication officielle et définitive des résultats des élections législatives hier dimanche 20 décembre, le Conseil constitutionnel met ainsi fin au processus électoral. Puisque, deux jours auparavant, le même Conseil avait conclu la réélection du président Roch Marc Christian Kaboré. Pour ainsi dire que le processus électoral du 22 novembre est définitivement clos. Sauf que le président réélu et les députés n’ont pas encore été investis. Dans tous les cas, tout cela relève de la formalité.

Le Burkina Faso a donc relevé avec brio le pari de la réussite des élections couplées présidentielle et législatives du 22 novembre. Un pari qui n’était pas gagné d’avance au regard de l’environnement politique sous-régional qui pouvait déteindre sur notre processus électoral. C’est à l’actif de la classe politique qui, dans son ensemble, a fait preuve de fair-play. Même si par moment, certains ont haussé le ton. Certainement parce que c’est le jeu politique.

C’est aussi à l’actif de tous ceux qui ont contribué à l’organisation de ces élections. Notamment la Commission électorale nationale indépendante (CENI) qui, malgré quelques ratés organisationnels, mérite des félicitations. Car là aussi, le pari n’était pas gagné d’avance.

C’est également à l’actif du Conseil supérieur de la communication (CSC) qui a organisé la régulation des élections, permettant ainsi à tous les candidats de dire ce qu’ils voulaient faire pour le Burkina. Mais, comme il fallait forcément des élus, d’autres n’ont pas été élus. C’est aussi le jeu démocratique. Surtout lorsque les non-élus reconnaissent la victoire des élus.

La réussite de ce processus électoral est aussi passée par la contribution de tous ces observateurs nationaux et internationaux, Organisations de la société civile qui ont travaillé à apaiser les ardeurs des politiciens lorsque par moment, la tension a failli monter.

Enfin, il faut reconnaître la maturité du peuple burkinabé qui a toujours su faire bien les choses là où les autres ont des difficultés. Malgré l’adversité, l’insécurité, la maladie à Coronavirus, les difficiles conditions de vie des déplacés internes, ils sont allés voter tranquillement leur président et leurs députés. Afin de se doter de nouveaux responsables politiques pour conduire et assurer le développement de leur pays.

A croire que maintenant c’est la course aux postes. L’Assemblée nationale doit se choisir un nouveau président ou reconduire l’actuel. Un nouveau gouvernement doit être nommé avec un nouveau ou avec l’ancien Premier ministre. Avec aussi des anciens (probablement) et de nouveaux ministres. Tout dépendra des objectifs et des résultats que Roch Marc Christian voudra atteindre.

Bref, le Burkina Faso est entrain se doter de nouvelles institutions. Avec un nouveau personnel politique. Pour qu’au soir du nouveau mandat qui s’ouvre, les résultats soient à la hauteur des atteintes de tous. C’est sans aucun doute le vœu de tout un chacun.

Dénis Dafranius SANOU

 

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