Législatives de 2020, trouvez-nous nos hommes à la hauteur de nos attentes

Après la relecture du code électoral (même si tous les acteurs ne sont pas satisfaits), on peut dire que tout le dispositif est en train de se mettre en place pour la tenue effective des élections couplées, présidentielle et législatives. A la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Newton Ahmed Barry et ses commissaires ont mis les bouchées doubles pour répondre efficacement aux préoccupations de tous les acteurs. Car, il ne peut en être autrement. Au cœur de l’organisation de ces élections que tout le monde veut équitables, transparentes et ouvertes, la CENI n’a pas d’autres choix que de faire en sorte qu’il en soit ainsi. Toujours est-il qu’elle ne peut réussir l’organisation et la tenue effective de ces élections sans l’accompagnement de toute la classe politique.

Aussi les partis politiques sont en train de procéder (chacun en ce qui le concerne et en fonction de son organisation) à la désignation de ses candidats aussi bien pour la présidentielle que pour les législatives. Non sans difficultés. Notamment en ce qui concerne les législatives. Car en effet, si pour l’élection présidentielle le choix du candidat n’a pas véritablement posé problème dans de nombreux partis politiques, ce n’est pas le cas aux législatives. Où, dans certaines provinces, les collèges de désignation devaient départager parfois une vingtaine de postulants pour seulement deux postes titulaires et deux suppléants. Ceci étant une cuisine interne aux partis politiques, on ose croire que ce processus n’aura aucun impact sur l’organisation et la tenue des élections. Seulement, il faudra que dans le choix de leurs candidats, les partis politiques aient à l’esprit qu’il s’agit de désigner des personnes qui vont gérer les affaires de la nation. Il s’agit donc de choisir des hommes intègres, patriotes et dignes, qui ont les capacités intellectuelles de comprendre les enjeux et de travailler à trouver des solutions aux préoccupations des Burkinabè.

Il est de notoriété qu’une institution n’est véritablement forte que lorsqu’elle est incarnée par des hommes forts. La qualité de la prochaine Assemblée nationale dépendra des hommes et des femmes que les partis politiques y auront envoyés. Cela, c’est maintenant que ça se passe. Dans tous les cas, les partis politiques sont bien avertis qu’une élection législative est une élection de proximité pour laquelle les électeurs connaissent bien les candidats. Puisqu’ils vivent ensemble, se côtoient, si bien que chacun sait de quoi l’autre est capable. Que des partis, se croyant forts ou grands, ne soient pas surpris si au soir du 22 novembre, les résultats auxquels ils s’attendaient ne sont pas ça.

Pour ce qui est de la présidentielle, tout le monde sait qu’il s’agit d’un contrat entre un homme et son peuple. Mais là aussi, que les candidats sachent que les Burkinabè n’iront pas voter quelqu’un qu’ils ne connaissent pas, ou qui n’a pas fait ses preuves tant sur le plan de la gouvernance politique que sur le plan social. Autrement, ce n’est pas le jour de la présidentielle qu’on se présente devant ses concitoyens pour solliciter leurs voix.

Dabaoué Audrianne KANI

 

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