Listes MPP aux législatives, de gros nouveaux prétendants et des départs

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) a eu un courage politique en publiant très rapidement les noms de ses candidats aux prochaines élections législatives. Tout en sachant qu’il y a beaucoup de députés qui siègent actuellement à l’Assemblée nationale qui n’ont pas été retenus. Car, si le parti de Simon Compaoré n’a pas chamboulé complètement les classements qui ont été faits par la base, il est tout de même intervenu pour tenter autant qu’il le pouvait de faire des classements en tenant compte de certaines réalités sur le terrain. Aussi, le constat immédiat qu’on peut faire est que de nombreux députés ne seront plus à l’Assemblée nationale après le 22 novembre, date des élections. L’autre constat qu’on peut faire, c’est la présence de membres du gouvernement  en tête sur les listes de candidature. Alpha Barry, Alkassoum Maïga, Hadja Fatoumata Ouattara, Stanislas Ouaro, Sagnon/Tou Madiara, Tiemtoré Salifo, Daouda Azoupiou, Ouédraogo Bachir Ismaël, Ilboudo/Marchal Hélène Marie Laurence, Siméon Sawadogo, Bougouma Wendenmaneha Eric, entre autres vont conduire le navire MPP dans 11 provinces. C’est la preuve, si l’on doit croire les classements faits à la base, qu’ils sont mieux connus parce qu’ils sont plus dans l’action que les députés actuels.

Et c’est là que se pose toute la question sur les missions et le rôle exact du député qui semble être mal connus des Burkinabé. Notamment ceux qui sont à la base. En effet, les Burkinabé, dans leur grande majorité veulent des actions de développement. Alors qu’un député dans son rôle n’est pas censé être dans l’action comme on le voudrait. Un rôle qui revient beaucoup plus aux membres de l’exécutif. Mais, cela ne devrait pas suffire pour mettre presque tous les députés à la touche.

Par contre, ce qui est reproché à certains députés actuels, ce sont leurs rapports avec les populations avec lesquels ils sont parfois très distants. Alors que dans la compréhension populaire, le député doit être très proche des populations dont il porte les aspirations auprès de l’exécutif. Lui-même étant issu de cette même base en tant qu’élu d’une circonscription.

A l’analyse de  ces listes, on retiendra qu’il y aura certainement de grosses et nouvelles têtes à la prochaine Assemblée nationale. Les partis politiques qui n’ont pas encore déposé leurs listes sont prévenus. En tout cas ceux qui s’amuseront à déposer des listes farfelues juste pour faire valoir n’auront que leurs yeux pour pleurer au lendemain du 22 novembre. Car, les Burkinabé ne voteront plus des faire-valoir pour aller s’installer à l’Assemblée nationale et les narguer. Du reste, les prochains enjeux veulent qu’à l’Assemblée nationale, il y ait des personnes qui maitrisent les questions de développement, qui ont le don de soi l’engagement indispensable pour sortir le pays du bourbier. Autrement, n’importe qui ne doit porter le titre « d’honorable député » alors que visiblement, il ne le mérite pas.

Dabaoué Audrianne KANI

 

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