Lutte contre le cancer du col de l’utérus : Plaidoyer auprès des décideurs politiques

La Fondation Kimi en partenariat avec Médecins du Monde France et le groupe de plaidoyer stop cancer du col de l’utérus, a initié le 17 décembre 2020 un atelier de plaidoyer sur le cancer du col de l’utérus avec les décideurs politiques en vue de susciter leur engagement à cette lutte. C’était à Ouagadougou, sous la présidence de Sika Kaboré, présidente de la Fondation Kimi.

Selon les statistiques de l’OMS, l’Afrique pourrait enregistrer environ un million de nouveaux cas de Cancer du col de l’utérus (CCU) d’ici 2030. Au Burkina Faso, les plus vulnérables sont les femmes de 25 à 55 ans. Sur la base des projections de l’Institut  national de la statistique et de la démographie (INSD) et tenant compte des recommandations de faire un dépistage chaque 3 ans, la cible annuelle attendue chez les femmes est de 994 676. Selon la présidente de la Fondation Kimi, Sika Kaboré, malgré la gratuité du dépistage du CCU, le taux de couverture national est très faible, autour de 1,77 %. Toujours selon elle, cette gratuité du dépistage du CCU fait l’objet de beaucoup d’insuffisances qu’il sied de mettre en exergue pour y trouver des solutions en faveur des femmes. Par ce plaidoyer, les organisateurs envisagent que la prévention et la lutte contre le cancer en général et le CCU en particulier soient inscrites au rang des priorités nationales. Dans sa présentation, le Pr Charlemagne Ouédraogo explique que les rapports sexuels précoces, la multiplicité des partenaires sexuels exposent les femmes à cette maladie. Surtout lorsqu’un sujet est contaminé par le virus du papillome humain  (VHP) peut développer le cancer CCU dans de 70% des cas. « Il y a une possibilité d’apporter une contribution significative à l’élimination du CCU  étant donné que les connaissances ont  beaucoup progressé à ce sujet. Les efforts déployés pour éliminer cette maladie sont tributaires de la volonté politique », dit-il. Il relève qu’il y a deux vaccinations pour la prévention primaire. Il s’agit de la vaccination qui cible les personnes de 9 à 13-15 ans. «  Mais, si la jeune fille jusqu’à 19 ans n’a pas eu de rapport sexuel, elle peut faire le vaccin. Dans le cadre d’une approche de santé publique, on va juste sélectionner les personnes de moins 15 ans. Le 2nd vaccin que nous n’avons pas actuellement, cible jusqu’à 9 types de virus qui génèrent le cancer. », a-t-il conclut. Les décideurs politiques présents à l’atelier ont pris des engagements pour permettre d’améliorer la lutte contre cette maladie et être au rendez-vous de 2030.

Aïcha TRAORE

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