Lutte contre le terrorisme : les armes oui, mais pas que !

Pour la lutte contre le terrorisme et les groupes armés terroristes, les autorités burkinabè ne lésinent pas sur les moyens en termes d’acquisition de matériels et d’équipements militaires. Personne ne s’en plaindra. Mais…

Ainsi, le ministre de l’Economie, Aboubakar Nakanabo, a annoncé le mercredi 5 juin 2024 à la RTB, que le pays a dépensé « près d’un milliard de dollars soit plus de 600 milliards de FCFA », pour l’acquisition de matériels militaires dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et la restauration de l’intégrité territoriale.
Comme pour donner corps à la déclaration de Dr Aboubakar Nakanabo, le président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, a remis, dès le lendemain 6 juin, un important lot de matériel militaire et de génie aux Forces de défense et de sécurité. L’on ne peut qu’applaudir. A l’occasion, le président du Faso s’adressait à la hiérarchie militaire en disant ceci : «Prenez le temps nécessaire pour former les équipages pour qu’ils puissent être assez bien drillés pour l’emploi efficace de ces matériels. Retenez que nous sommes dans un monde de prédation et pour avoir la paix, il faut faire la guerre. Donc, faites la guerre ». Bien dit !
Et rien à dire. Sauf qu’il faut rappeler qu’une guerre ne se gagne pas que par les armes. La lutte armée est certes nécessaire et indispensable dans la situation où nous nous trouvons. Le combat doit se mener et se gagner à tous les niveaux, individuellement et collectivement. Cela exige donc la mobilisation et l’engagement de toutes les filles et tous les fils de la nation. Il est donc un devoir pour le Capitaine Ibrahim Traoré et son équipe de travailler à rassembler l’ensemble des Burkinabè. Cela afin de susciter l’union nationale pour faire bloc et faire du territoire burkinabè une citadelle imprenable et inviolable. Il est donc impérieux de convaincre certains soutiens du Capitaine Ibrahim Traoré d’accepter la pluralité des opinions dans l’espace. Car, c’est dans la confrontation des idées que l’on peut trouver les meilleurs voies et moyens pour relever les défis au développement de la Nation. Sans doute que l’institution des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne, s’inscrit dans cette perspective.
L’autre combat et non des moindres, c’est la cohésion et le moral des éléments des Forces de défense et de sécurité et des Volontaires pour la défense de la patrie. Car, là aussi (on n’en doute), il faut poursuivre les efforts qui sont faits pour unir davantage les forces combattantes, toutes catégories confondues, et booster leur moral pour que les armes acquises jouent effectivement leur rôle.
Nul doute que si toutes ces conditions sont réunies, les terroristes ne verront que du feu. Pour que très prochainement, le Burkina retrouve la paix.

Aly KONATE

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