Lutte contre l’excision : leaders traditionnels et jeunes du canton de Karaborola s’engagent

 

A l’hôtel Cascades Palace de Banfora, le 12 juin 2026, les chefs coutumiers du canton de Karaborola étaient en atelier de réflexion sur les mutilations génitales féminines autour du thème : « Valeurs traditionnelles positives au service de la lutte contre les mutilations génitales féminines : les communautés s’engagent».

 

Les Mutilations génitales féminines (MGF) sont une violation grave des droits humains et une atteinte à la santé, à la dignité et à l’intégrité physique et psychologique des femmes et des filles. Malgré les progrès enregistrés au Burkina Faso dans la lutte contre cette pratique, des cas continuent d’être signalés dans plusieurs localités de la région des Tannounyan. Fort de ce constat, la Direction régionale de l’Action Humanitaire et de la Solidarité Nationale des Tannounyan, en collaboration avec la Direction Générale de la Famille et de l’Enfant (DGFE), le Conseil cantonal des chefs coutumiers de Karaborola et avec l’appui du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), a organise à Banfora un atelier de réflexion et d’engagement des chefs coutumiers. Une activité qui vise à : renforcer les connaissances des leaders coutumiers sur les MGF ; favoriser leur engagement dans les actions de prévention et initier une réflexion devant aboutir à l’élaboration d’une charte des chefs coutumiers. L’objectif de cet atelier est de contribuer au renforcement des connaissances des leaders coutumiers sur les mutilations génitales féminines afin d’obtenir leur adhésion, leur engagement et leur contribution active à la promotion de l’élimination des MGF dans leurs communautés respectives. Ce cadre de rencontre a réuni le gouverneur de la région des Tannounyans, le représentant du ministère de la Famille et de la Solidarité, la Directrice régionale dudit ministère, des chefs traditionnels et des acteurs de la société civile. Les participants ont réaffirmé leur volonté d’accompagner les autorités dans la lutte contre cette pratique néfaste.

Sina COULIBALY/ Banfora