Modification du code électoral : “ Cette décision est issue d’un consensus”, selon Siméon Sawadogo

Le point de presse du gouvernement qui s’est tenu le 27 août 2020 à Ouagadougou avait pour objectif d’apporter un éclairage sur la modification du code électoral. Il a été animé par le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Cohésion sociale, Siméon Sawadogo.

Ce point de presse répond à un souci de transparence du gouvernement, selon le ministre Siméon Sawadogo

Selon le ministre Siméon Sawadogo, la crise sanitaire et la situation sécuritaire ont perturbé le calendrier électoral entrainant la suspension de la révision du fichier électoral durant presque deux mois et de la campagne de délivrance des CNIB. Ce qui à entrainés les modifications du code électoral en vue des élections présidentielle et législatives du 22 novembre 2020. Cela a été obtenu par consensus entre la majorité et l’opposition politique. Ces modifications concernent notamment le maintien des démembrements actuels de la CENI; la prise en compte des cas de force majeure dans le défaut d’enrôlement dans certaines localités, dans l’organisation et la validation des élections; l’harmonisation de la durée de la campagne électorale pour les législatives avec la présidentielle à 21 jours ; la réduction du délai de traitement des requêtes par la CENI de 07 jours à 72 heures. Elles concernent aussi les canaux d’acheminement des requêtes de l’extérieur, la réduction du délai de dépôt des candidatures aux législatives de 70 à 60 jours avant le scrutin, de couverture des campagnes dites déguisées avant la campagne électorale de 90 à 30 jours et l’extension des lieux destinés à recevoir les affiches liées aux élections. Le cas de force majeure dans l’organisation et la validation des élections permet  pour lui de résoudre la contrainte liée à la probabilité de ne pas tenir les élections sur une partie du territoire national, dans une province donnée où dans toutes les circonscriptions électorales. La réduction du délai de couverture des campagnes dites déguisées de 90 jours à 30 jours, permet aux partis politiques, selon le ministre, d’exercer de plein droit leur prérogatives constitutionnelles, à savoir, animer la vie politique.

Aïcha TRAORE

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