Mutilations génitales féminines : Un projet s’engage à bouter le fléau du Tuy

L’Association les Amis de la Fondation Follereau Luxembourg (AABFL), a procédé au lancement du projet « Lutte contre les mutilations génitales féminines dans la province du Tuy », ce mardi 30 mars 2021 dans la salle de réunion du Haut-commissariat de Houndé.

Selon le représentant du secrétaire permanente du Conseil national de lutte contre la pratique de l’excision, Démé Ali, la région des Hauts-Bassins est l’une des régions où la pratique de l’excision a toujours la peau dure. «J’en veux pour preuve le taux de prévalence de la région qui figure parmi les plus élevés, 76,2% selon l’EMC 2015. Il y a une récurrence des cas enregistrés ces dernières années à Koti, Founzan, Kari et Houndé ville. Claudine Traoré, représentante de la présidente de la Fondation Follereau Luxembourg, donne les précisions sur l’association et les objectifs qui lui sont assignés. «Créer en 2013, l’Association des Amis Burkinabé de la Fondation Follereau du Luxembourg (AAB/FFL), promotrice de cette initiative, est la représentation de la Fondation au Burkina. Elle a pour objectifs, de lutter contre les exclusions sociales, de promouvoir l’accès à la santé, à l’éducation, à la formation professionnelle, à l’eau, dans un cadre de vie digne. « Notre contribution à la lutte contre les MGF dans la province du Tuy va porter sur la sensibilisation à travers des causeries éducatives, des théâtres-fora, des jeux radiophoniques, etc.», a dit madame Claudine Traoré. Les formations sur les modules MGF concerneront des enseignants, des infirmiers chefs de poste, des agents de Santé à base Communautaires, suivi des plaidoyers  à l’endroit des autorités administratives, coutumières, des religieux.

Les réparations des séquelles d’excision.

« Notre volonté est de pouvoir contribuer à baisser considérablement ce taux et pourquoi pas l’élimination des MGF dans la province du Tuy, dans l’espoir que le projet répondra aux attentes du plus grands nombre », a-t-elle conclu. Pour Tasséré Nacoulma, secrétaire général de la province du Tuy, en ce qui concerne le Tuy, cette pratique est une réalité malgré les nombreuses actions de sensibilisation et de répression en vue de réduire l’excision. Ainsi en 2010, on a enregistré dans la commune de Houndé le cas d’excision de 6 fillettes âgées de 3 à 9 ans. En 2015, un autre cas d’excision de 4 fillettes de 1 à 4 ans. Il a été enregistré également un cas à Poua dans le département de Koti. En 2016, 4 fillettes ont été victimes de l’excision à Koti. En 2018, ce sont 19 fillettes de 1 à 3 ans qui ont été victimes à Kari. En 2020, 9 fillettes de 1 et 5 ans ont été excisées à Thiomboni. A cela, il faut ajouter les autres cas qui n’ont jamais été dénoncé. C’est fort de cela que ce projet de lutte contre les MGF pour la période 2021/2023 dont le projet vient d’être présenté. «Je voudrais rassurer les acteurs du projet que les autorités administratives, coutumières et religieuses ainsi que les structures politiques et organisations de la société civile ne ménageront aucun effort pour accompagner le projet de lutte contre les mutilations génitales féminines», dit le secrétaire général de la province du Tuy.

Alexandre/Houndé

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