Période de carême : les vendeuses de galettes, de bouillie et de jus se frottent les mains !

Le mois du ramadan est l’occasion pour de nombreux vendeurs, notamment les vendeuses de galettes, de bouillie et de jus, de se faire de l’argent. D’autres par contre, à l’image des vendeuses de sandwich, se plaignent du manque de clients et crient à la galère.

 

Le moi de carême rime parfois avec difficultés chez certains vendeurs. Principalement ceux qui vendent dans la journée. Il s’agit entre autres des vendeurs de sandwich et de café, installés pour la plupart aux abords des routes. C’est le cas d’Orokia Koussoubé, vendeuse de sandwich à Accart-ville. Elle affirme que depuis le début du carême son commerce tourne au ralenti. « Le marché est morose », laisse-t-elle entendre. Elle ajoute qu’actuellement ces principaux clients sont les élèves.  Delphine Palé, une autre vendeuse, témoigne que par peur de la mévente elle a diminué la quantité de ses produits habituels. Outre la morosité du marché, plusieurs points de vente sont généralement fermés à cause du jeûne. Une situation qui profite bien à d’autres vendeurs qui voient leurs affaires prospérer dans cette période. Certaines citoyennes profitent même du mois de Ramadan pour se créer une activité génératrice de revenus. Des vendeuses de galettes, de bouillie, de jus, abondent aux abords des rues et dans les quartiers. Ces dernières se frottent les mains à chaque fin de soirée. Le constat est identique chez les couturiers qui accueillent avec joie les clients. Mariam est vendeuse de jus naturel depuis le début du jeûne à Belleville. Elle affirme que la période est bénéfique pour elle dans la mesure où elle reçoit beaucoup de commandes. « Je peux vendre 200 à 300 bidons de jus minimum par jour  pendant le mois de jeûne », fait-elle savoir avec un brin de sourire. Salimata, une vendeuse de galettes et de bouillie à la fois, témoigne également dans le même sens. « Je vendais chaque matin, mais à cause du jeûne je sors uniquement les soirs. Ce que je gagne dans la soirée, je ne le gagnais pas cela dans la journée », confie-t-elle, entourée de nombreux clients. A côté des vendeuses de galettes, de bouillie et de jus, les vendeuses de dèguè se frottent également les mains dans cette période de Ramadan.

Assita TRAORE/Stagiaire

Fomi Z. Esther TIBIRI/Stagiaire