Politiques locales : Quel impact de l’université

En marge de la célébration des 25 ans de l’Université Nazi Boni de Bobo-Dioulasso, une série de rencontres thématiques a rassemblé le public autour des universitaires.

Alain Sanou, 4ème adjoint au maire de la commune de Bobo chargé entre autres des questions éducatives

Un de ces panels a eu pour thème « Université (UNB), collectivités territoriales et entreprises : quelles stratégies de communication ? », avec la participation du Conseil municipal de Bobo-Dioulasso en la  personne d’Alain Sanou, Adjoint au maire de la commune, qui a exprimé son intérêt sur la question à l’issue de la table-ronde universitaire.

« L’Université est le temple du savoir. Il est normal qu’on s’y retrouve pour des débats qui fassent avancer les choses. Nous avons échangé sur les stratégies adéquates de communication entre nos entités respectives à savoir la collectivité, l’université et l’entreprise. C’est un thème important pour la ville de Bobo-Dioulasso dont je rappelle que c’est non seulement la capitale économique, mais aussi la capitale culturelle et une ville verte en devenir. C’est dire que la science doit demeurer au cœur de notre vision. Sans la science, sans le savoir, aucun développement n’est possible. C’est donc important pour une ville de destination comme Bobo-Dioulasso. Nous avons trouvé un grand intérêt à prendre part à ces échanges qui voudraient que l’université, l’entreprise et la commune puissent pédaler ensemble. Ceux qui viennent à Bobo-Dioulasso pour y faire prospérer leurs affaires doivent pouvoir se rendre à l’université pour acquérir le savoir adéquat qui leur permette de progresser dans leurs activités. La ville de Bobo a de multiples vocations et il convient qu’elle travaille en harmonie avec l’université. C’est le sens de notre participation au débat. Concernant les entreprises par rapport à cela, la Chambre de commerce contribue énormément au développement de la commune, de même que la recherche est au rendez-vous à l’université pour participer à ce développement. Les trois entités sont liées et cette rencontre nous a permis de nous comprendre davantage. C’est dans les limites de ce que la loi nous autorise dans notre collaboration avec l’université et les entreprises, que nous agissons pour le développement. C’est une conjugaison des intelligences pour pouvoir avancer ensemble. C’est ainsi que par exemple, à travers le jumelage avec la ville de Bouaké en Côte d’Ivoire, l’Université Alassane Ouattara pourrait travailler de concert avec l’université Nazi Boni de Bobo-Dioulasso et les étudiants peuvent étudier sur le ‘’comment’’ d’une collaboration fructueuse entre les deux structures universitaires. De même que la Chambre de commerce régionale peut travailler avec celle de Bouaké en adaptant les textes en ce sens. Pareil pour d’autres villes jumelles qui ont des étudiants ici à Bobo et vice versa. L’école n’est pas faite par hasard. Elle doit contribuer au développement, en tenant compte des réalités et des besoins du terrain. »

Propos recueillis par

Sibiri SANOU

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