
Le Mouvement des jeunes catholiques (MJC) a animé une conférence de presse, le samedi 24 janvier 2026, dans l’enceinte de la grande Mission de Bobo-Dioulasso. Ce rendez-vous avec les journalises, présidé par Mgr Laurent Birfuore Dabiré, archevêque métropolitain de Bobo-Dioulasso, consacrait le lancement officiel du projet «Un prêtre retraité, un toit ».
Le projet «Un prêtre retraité, un toit» a été pensé par le Mouvement des jeunes catholiques (MJC). Il a pour ambition d’assurer aux prêtres parvenus à l’âge de la retraite un cadre de vie respectueux de leur dignité, sûr et adapté à leurs besoins humains, spirituels et de santé. Ce rendez-vous avec la presse consacre son lancement officiel. L’initiative est d’autant plus appréciée par les hauts responsables de l’Eglise catholique qu’il s’inscrit dans la dynamique du centenaire de l’Archidiocèse de Bobo-Dioulasso dont les festivités ont été ouvertes hier, dimanche 25 janvier 2026 à l’occasion de la 3ème édition du Pèlerinage marial de Dingasso. Le projet offre ainsi l’occasion aux fidèles de traduire leur foi en actes. Au regard donc de son importance, Monseigneur Laurent Birfuore Dabiré, archevêque métropolitain de Bobo-Dioulasso, a tenu lui même à expliquer le contenu. Dans sa déclaration liminaire, l’homme de Dieu a révélé qu’après de longues années de service pastoral au peuple de Dieu, de nombreux prêtres se retrouvent à l’âge de la retraite sans un cadre de vie pleinement adapté à leurs besoins humains, spirituels et sanitaires. A l’entendre, Le projet « Un Prêtre Retraité, Un Toit » entend répondre à cette préoccupation en offrant un lieu de repo, de soins, d’épanouissement et de fraternité sacerdotale. Il consistera à la construction d’une maison de retraite avec des dépendances, destinée aux prêtres retraités de l’Archidiocèse de Bobo-Dioulasso. Le projet sera localisé à Pala, sur un terrain de l’Archidiocèse non loin du Lycée privé technique et professionnel Saint Joseph Travailleur, dans un environnement calme et approprié. Son coût global s’élève à 378 478 810 Francs CFA et a été scindé en plusieurs étapes. La première étape d’un coût estimé à 120 000 000 Francs CFA, sera essentiellement consacrée aux travaux de terrassement, la construction de logements des Prêtres retraités, la construction d’un oratoire, la construction d’un réfectoire, et d’une paillotte. Cette première étape s’étalera sur une durée de trois ans, allant de la période de janvier 2026 à janvier 2028 et se déroulera en trois phases. L’année 2026 sera consacrée à la mobilisation des ressources humaines, matérielles et financières. Les travaux de construction proprement dits débuteront en 2027 avec la poursuite de la mobilisation des ressources. La fin des travaux est prévue pour 2028 avec la réception et l’inauguration dans le cadre de la clôture du jubilé d’eau de l’Archidiocèse.
Des souscriptions volontaires d’au moins 10 000 FCFA par mois
Pour Monseigneur Laurent Birfuore Dabiré, ce projet est l’affaire de toute la famille diocésaine, des fidèles chrétiens ainsi que des hommes et femmes de bonne volonté. C’est pourquoi il a invité les fidèles à adhérer par des souscriptions volontaires à hauteur d’au moins 10 000 FCFA par mois, soit 120 000 FCFA par an, selon des modalités souples et accessibles à tous. « Chacun donnera selon son cœur, ses moyens et sa conscience, dans un esprit de foi et de solidarité », s’est adressé l’archevêque métropolitain de Bobo-Dioulasso aux fidèles catholiques. Il a en outre assuré l’opinion publique et les partenaires que la gestion du projet se fera dans la transparence, la rigueur et la redevabilité. Pour étayer ces dires, celui-ci a affirmé qu’un comité de gestion associant clercs et laïcs a été déjà mis en place et des comptes rendus réguliers seront communiqués à la communauté diocésaine. « Les ressources mobilisées seront logées directement dans un compte bancaire dédié. Des numéros mobiles Money, sont également disponibles et reliés au compte bancaire pour recevoir les fonds. Une fiche de souscription est conçue et elle permettra, non seulement de suivre et faire l’état des souscripteurs, mais aussi pour constituer une base d’informations et de données consultable et exploitable », a par ailleurs souligné l’homme de Dieu. « Prendre soin de nos prêtres retraités, c’est honorer notre histoire, fortifier notre présent et préparer l’avenir. Le prêtre n’est jamais un fonctionnaire du sacré. Il est un père, un pasteur, un serviteur. Lorsqu’il arrive au terme de son ministère actif, l’Église ne peut et ne doit ni l’oublier ni l’abandonner », a rappelé l’archevêque métropolitain de Bobo-Dioulasso. Selon qui, dans la ferveur du centenaire de l’Archidiocèse, ce projet offre l’occasion aux fidèles de traduire leur foi en actes.
Ousmane TRAORE