Protection du Kou : Un autre défi pour les acteurs

Il s’est tenu à la salle de conférence du Gouvernorat de Bobo-Dioulasso, l’Assemblée générale ordinaire du Comité Local de l’Eau du Kou (CLE-KOU), hier jeudi 10 juin 2021. La rencontre a été présidée par le Haut-commissaire de la province du Houet, Lamine Soulama.

Venus de Péni, Karangasso-Sambla, Bama et des différents villages et secteurs de la commune de Bobo-Dioulasso, ils étaient nombreux, les participants à prendre part à cette Assemblée générale. Le bilan des activités de l’année écoulée et le renouvellement du bureau exécutif, sont les deux points essentiels inscrits à l’ordre du jour. Après trois années d’intenses activités appuyées par des partenaires techniques et financiers, le mandat du bureau sortant prend fin. La protection de plusieurs sources d’eau, les travaux de balisage, les plantations d’arbres, le colmatage des brèches, la réhabilitation des sites, sont entre autres activités réalisées par le bureau exécutif sortant. Fort de cela, Lamine Soulama, Haut-commissaire de la province du Houet par ailleurs président du CLE-KOU, dit être satisfait. « A partir de ce que nous allons présenter aux uns et autres, nous pensons que c’est un bilan assez satisfaisant. Il y a eu beaucoup de travaux sur le terrain. Il appartiendra maintenant aux participants de nous porter des critiques objectives pour nous permettre de nous corriger et voir l’année avec sérénité », a-t-il souligné après la cérémonie d’ouverture des travaux. Le Kou doit être protégé et entretenu, car il est très bénéfique pour les différentes localités. A cet effet, le maire de la commune de Bama, Lassina Gondé, par ailleurs vice-président du CLE-KOU affirme : « Comme toute autre localité du Houet, Bama bénéficie de cette eau qui arrose près de 1300 hectares en aval dans cette commune. Cela nous tient à cœur d’accompagner le CLE-KOU. C’est en même temps un cri de cœur auprès des autorités de l’accompagner aussi ».

De nombreux défis à relever

Malgré le bilan des activités de l’année écoulée jugé satisfaisant, beaucoup reste à faire. Et c’est le comité de protection des berges qui sera désormais au centre. « Le premier défi, c’est comment faire pour que les populations elles-mêmes prennent en main leur destinée. C’est-à-dire l’appropriation de la politique de protection des berges par les populations elles-mêmes. Désormais, il faut que ce soit les comités de berges eux-mêmes qui élaborent leur programme d’actions et nous, nous viendrons en appui. Le bureau exécutif doit être désormais une structure de mise en œuvre ». A cela on ajoute d’autres défis majeurs auxquels le nouveau bureau exécutif devra s’atteler. Il s’agit de la nécessité de respecter les bandes de servitude, de la lutte contre l’ensablement du Kou, de la lutte contre la pollution du sous-bassin et la concertation permanente avec tous les acteurs.

K. Serge Paulin SANOU
Casimir Séyram KAVEGUE / Stagiaires

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