Réaménagements de la vallée du Kou : Koussoubé a remis tous les rapports au ministre de l’agriculture

Le ministre de l’Agriculture, des Aménagements hydro-agricoles et de la Mécanisation, Salifou Ouédraogo a reçu le 19 février 2021 dans son cabinet à Ouagadougou une délégation du Conseil régional des Hauts-Bassins conduite par son président, Célestin Boyo Koussoubé. Venue lui remettre les rapports préalables pour la conception d’une stratégie opérationnelle de protection et de gestion de la ressource en eau du bassin versant du Kou.

Le président du Conseil des Hauts -Bassin remettant le document au ministre de l’Agriculture

Les documents qui ont été remis au ministre de l’Agriculture, des Aménagements hydro-agricoles et de la Mécanisation comportent les rapports de l’état des lieux et du diagnostic des secteurs agro-sylvo-pastoral, des ressources en eau du sous-bassin du Kou, du cadre institutionnel et de la gouvernance du sous-bassin du Kou ; les rapports de proposition de stratégies opérationnelles des volets agro-sylvo-pastoral, ressources hydriques et gouvernance (la gouvernance du bassin et de la gouvernance du CLE Kou) et le rapport synthèse du diagnostic et de la stratégie opérationnelle. Désormais, tout est donc entre les mains du ministère de l’Agriculture, des Aménagements hydro-agricole et de a Mécanisation.

Le président du Conseil des Hauts -Bassin remettant le document au ministre de l’Agriculture

Conduite par l’Eau vive internationale et l’Office international de l’eau (OIEau) avec une forte implication de l’expertise locale, l’étude qui a pour but de trouver des moyens pour bien restructurer la vallée a été commanditée par le Conseil régional des Hauts-Bassins à travers son Agence régional de développement en partenariat avec ses partenaires techniques et financiers que sont la région Auvergne-Rhône-Alpes, le Centre international d’études pour le développement local (CIEDEL), le Fonds pour la promotion des études préalables, des études transversales et des évaluations (F3E).

La vallée du Kou fonctionne à moitié

Selon le président du Conseil, Célestin Koussoubé, cette étude fait suite à un constat  selon lequel il y a une exploitation de la ressource en eau à la Vallée du Kou de plus en plus désordonnée et concurrentielle ; et une multiplicité d’usages qui affectent négativement et mettent en péril son potentiel. Ces conséquences sont entre autres le comblement des résurgences des sources (Nasso) et l’ensablement du cours d’eau en amont. « Cette situation, selon lui, est source de tensions entre les communautés ». « Cette vallée jadis un fleuron de la production rizicole au Burkina Faso, produit de nos jours pratiquement la moitié de ce qui avait été établi au départ », selon Célestin Koussoubé. De 1200 hectares aménagés aujourd’hui, elle fonctionne à moitié. Il espère que la remise de ces rapports va permettre de remettre la vallée dans sa situation optimale. Ce document a été reçu de façon positive par le ministre de l’Agriculture, Salifou Ouédraogo  qui a confié que cette étude va permettre de pouvoir relancer la culture rizicole dans la Vallée du Kou. Cette étude va également selon lui permettre de combiner avec les autres études pour voir réellement où il faut mettre l’accent pour pouvoir faire en sorte que la Vallée du Kou puisse retrouver son lustre d’antan. Il a informé aussi que « grâce au leadership du président du Faso et du Premier ministre, nous avons pu mobiliser  2 milliards de FCFA pour pouvoir restaurer complètement la Vallée du Kou et cela dans le cadre d’un programme qui va bientôt commencer d’ici le premier semestre de l’année 2021. Il faut que la discipline soit rétablie et qu’on puisse voir ensemble comment sécuriser l’ensemble des terres et des aménagements. Nous avons fait un programme qui va s’occuper de la sécurisation de l’ensemble des périmètres aménagés de l’Etat, les immatriculer et revoir comment on peut réorganiser tout afin de permettre que la gestion se fasse dans la durabilité pour le bien des populations et surtout pour atteindre la sécurité alimentaire et durable». Par ailleurs, il a rassuré que son ministère est en phase avec le Conseil et qu’un mécanisme et des moyens seront mis en place pour que ce dynamisme engagé puisse permettre de pouvoir créer une zone de production afin de contribuer à la sécurité alimentaire au Burkina Faso.

Aïcha TRAORE

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