Réduction du coût des examens médicaux et MEG :Au CHUSS de Bobo et au CHR de Banfora, les patients sont soulagés

Sur initiative de la direction de la communication et des relations avec la presse du ministère de la santé, la caravane de presse visant à constater l’effectivité des mesures gouvernementales sur la réduction du coût des examens médicaux et des médicaments essentiels générique (MEG), était dans les régions des Hauts-Bassins et des Cascades, du 23 au 26 juillet 2025.

 

Après avoir fait le constat de l’effectivité des mesures gouvernementales sur la réduction des coûts des examens médicaux, au niveau des CHU de Bogodogo, Yalgado et au niveau du CHR de Ziniaré, les hommes des médias ont mis le cap sur l’Ouest du pays. Au niveau de la région des Hauts-Bassins, la caravane de presse s’est rendue au Centre hospitalier Universitaire Sanou Souro. Des échanges avec le directeur général, Gustave Y. Dabiré sur la mise en œuvre des mesures gouvernementales concernant la réduction des coûts des examens médicaux et des médicaments essentiels génériques, ont permis aux hommes de médias d’avoir des réponses sur la réalité de ces mesures prises par le gouvernement dans la région des Hauts-Bassins. Le directeur général du CHUSS Gustave Dabiré soutient que ‘‘le gouvernement a levé la barrière financière pour rendre la prestation accessible à tous les Burkinabè. Ça participe à un meilleur diagnostic pour une meilleure prise en charge des patients qui viennent à l’hôpital”. Il note que “la demande en matière de scanners est très forte. Et le CHUSS de Bobo ne dispose que d’un seul scanner. Donc, on continue de faire le plaidoyer auprès du gouvernement, auprès de notre ministère de tutelle, auprès aussi des partenaires, pour en avoir un second. C’est la même chose pour l’IRM, qui est l’unique de toute la région de l’Ouest. Le DG du CHUSS affirme que ‘‘la demande est forte, mais les ressources sont insuffisantes. Donc, en termes de personnel, c’est un plaidoyer permanent que nous faisons pour augmenter le personnel, pour pouvoir utiliser, exploiter ces équipements-là”.

Une bonne couverture des MEG au CHUSS

Selon le chef du département de pharmacie du CHUSS de Bobo-Dioulasso, Souleymane Fofana, la mise en place de la pharmacie centrale des hôpitaux est en attente et va nous donner ces médicaments de spécialité au conditionnement de l’hôpital. Il affirme aussi qu’ils ont des ruptures sur les médicaments de spécialité qui sont de type particulier. Mais sur les médicaments où les prix ont été baissés, on a eu une très bonne couverture par rapport à ces médicaments.

Le centre de Dialyse Du CHUSS reçoit actuellement 125 hémodialysés chroniques” dixit Amidou Sawadogo Néphrologue au CHUSS

Avant cette mesure, note le néphrologue du CHUSS, Amidou Sawadogo, pour bénéficier de l’hémodialyse chronique, le malade devait payer 500 000 francs. Et pour l’hémodialyse aiguë, les patients devaient payer 15 000 francs par séance. ‘‘Donc ça constituait un véritable frein à l’admission à l’hémodialyse pour bon nombre de patients. Ces mesures facilitent l’accès à l’hémodialyse pour les patients qui ne pouvaient pas payer ces forfaits. Donc nous avons accueilli cette mesure avec satisfaction” dira t-il. Le centre de dialyse du CHUSS reçoit actuellement 125 hémodialysés chroniques. Mais il faut dire que ce sont des patients qui étaient là bien avant la mesure de gratuité, soulignera Amidou Sawadogo. À titre d’exemple, depuis la mesure de gratuité, affirme Amidou Sawadogo ‘‘nous avons inclus les 17 patients en hémodialyse. Cela est dû au fait que le centre n’est pas extensif. Après cette mesure, il y a eu beaucoup de cas aigus qui ont demandé l’accès à l’hémodialyse, mais nous n’avons pas de place pour les prendre en hémodialyse”. Pour, lui, “la mesure est certes très importante, mais nous pensons qu’elle devrait être accompagnée par une extension du centre d’hémodialyse, voire la construction d’autres centres de dialyse dans d’autres villes, dans les régions environnantes de Bobo-Dioulasso. Il y a 15 machines de l’hémodialyse, et ce sont ces 15 machines de l’hémodialyse qui prennent en charge. C’est sur ces machines-là que nous prenons en charge, les 125 hémodialysés chroniques”. La séance d’hémodialyse dure en moyenne 4 heures. Et normalement, il faut 3 séances d’hémodialyse par semaine. Mais nous, dans notre contexte, étant donné les ressources limitées, nous offrons deux séances par semaine et par malade.

Au CHR de Banfora, on remercie le gouvernement pour cette réduction

Au centre hospitalier régional de Banfora, La mesure a été prise courant fin avril 2024 alors que les activités du scanner ont commencé le 28 mai 2024. Et déjà l’engouement est de taille au niveau de la population avec des prix réduits par le gouvernement.  Le DG du CHR de Banfora, Bruno Dembélé fait le constat. “Nous avons constaté qu’au troisième trimestre de 2024, nous avons fait 233 examens du scanner. Au quatrième trimestre 2024, c’est remonté à 336 examens réalisés. Et si nous considérons l’année 2025, au premier trimestre, nous sommes à 370 examens, au deuxième trimestre, 453 examens. Et pour le seul mois de juin 2025, nous sommes au troisième trimestre, nous sommes déjà à 516 examens réalisés”. Pour la docteure Docteur Atiogbe Guevi Adeline, radiologue au CHR de Banfora, la réduction des coûts des examens médicaux est très bénéfique pour la prise en charge de certaines lésions. Et Cela a permis également de réduire les évacuations qu’on faisait sur Bobo pour les patients qui avaient besoin du scanner.  Elle ajoute, qu’il ne faut pas oublier que malgré la venue du scanner, il y a certaines lésions qui nécessitent une prise en charge plus spécialisée que nous n’avons pas actuellement au CHR du Banfora, tels que les lésions traumatiques qui nécessitent une prise en charge.

Firmin OUATTARA