Rentrée gouvernementale, après les vacances au boulot !

Les membres du gouvernement ont fait hier mercredi 9 septembre leur rentrée hier à l’occasion du conseil des ministres. La dernière pour certains d’entre eux car, le 22 novembre prochain, les Burkinabé vont procéder au renouvellement de la classe politique à travers les élections présidentielle et législatives. Evidemment après ces élections,  le paysage politique sera recomposé. Même si Roch est réélu, il aura besoin de sang neuf auprès de lui. En attendant novembre, quelques dossiers chauds attendent l’équipe de joseph Dabiré qui doit donner davantage de gages d’engagement et de sérénité. D’ores et déjà, les inondations les sinistrés qui ont besoin de soutiens.

Au nombre de ces dossiers, le plus emblématique et qui n’est d’ailleurs pas nouveau, c’est celui de la sécurité des Burkina.  Depuis 2015 après les premières attaques terroristes de Samorogan dans le Kénédougou, les Burkinabè ne se sentent pas en sécurité chez eux. Des zones ou régions entières ont été abandonnées par des populations en quête de sécurité et de bien être. Même si le gouvernement se bat avec les moyens dont il dispose pour sécuriser autant qu’il le peut les populations, il n’en demeure pas moins qu’il y a d’énormes efforts à faire dans le domaine. Pratiquement, tout le territoire est concerné par cette insécurité.

Après l’insécurité, le gouvernement doit faire face à une autre insécurité, cette fois alimentaire. En attendant les prochaines récoltes, les Burkinabé ont faim. Ils sont plus de 2 millions qui ont besoin en ce moment d’une assistance alimentaire urgente. Ils sont notamment des personnes déplacées internes du fait de l’insécurité dans leurs zones d’origine. En plus des besoins alimentaires, les prix des denrées alimentaires connaissent des hausses en cette période difficile. C’est un autre combat aussi difficile que les précédents que le gouvernement doit mener car, ces hausses viennent diminuer considérablement le niveau de vie des populations. Qui, ne resteront pas les bras croisés.

Du coup, il se pose un autre dossier auquel le gouvernement aura fort à faire. C’est bien de du contexte social avec les organisations syndicales qui n’hésiteront pas à remettre à jour les luttes qu’elles avaient engagées contre l’application de l’IUTS sur les primes et indemnités des travailleurs de la fonction publique. Ces organisations n’hésiteront pas non plus à réengager les luttes contre les retards dans les avancements, les coupures ou suspensions de salaires pour fait de grève.

La rentrée scolaire c’est dans quelques semaines. En plus des questions habituelles liées à son organisation et à sa réussite, le gouvernement doit faire face à la maladie à Coronavirus. S’il avait réussi  la reprise des cours pour les classes d’examen et la tenue de ceux-ci, il va falloir faire face à une plus grande échelle à cette pandémie. Tout le monde doit-il rentrer en même temps ? La maladie étant de retour, quelles mesures supplémentaires doit-on prendre (en plus des mesures barrières que tout le monde connaît) pour renforcer la protection individuelle du personnel et des élèves.

Bref, les dossiers sont nombreux, et les Burkinabé attendent des réponses.

Dénis Dafranius SANOU

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