Tabaski 2021 : Quand les peaux du mouton servent les orphelins

A l’occasion de la fête de Tabaski, le bureau des jeunes du mouvement sunnite du Burkina a procédé au recyclage de peaux d’animaux pour venir en aide aux veuves et aux orphelins.

Le 20 juillet dernier, jour de la Tabaski, le bureau des jeunes du mouvement sunnite a effectué une fois de plus son opération de recyclage de peaux d’animaux. Cette initiative est née suite à un constat fait au niveau des foyers musulmans lors des fêtes de Tabaski et elle date depuis plus d’une quinzaine d’années. La Tabaski est une fête durant laquelle de nombreuses familles musulmanes sacrifient un animal parmi les quatre prescrits selon les règles en vigueur (mouton, chèvre, bœuf et chameau).

Malheureusement, le traitement fait des peaux de ces animaux après dépeçage laisse à désirer. De nombreuses personnes ne sachant quoi en faire, les laissent pourrir et d’autres les jettent souvent dans la rue. C’est suite à cela que cette organisation a décidé chaque année, le jour de la Tabaski de recycler les peaux d’animaux sacrifiés, dans le but de les vendre. La coordination est assurée par les différents bureaux régionaux. «Chaque mosquée appartenant à ce mouvement est chargée de collecter les peaux.

Ensuite des personnes chargées du transport passent récupérer les peaux collectées pour les emmener à un lieu de dépôt où elles seront triées. Après cela, le bureau procède à la vente», dit Abdou Rachid Konaté, coordinateur des activités à la mosquée AT TAWFIQ du secteur 3 de Bobo. Le nombre de peaux varie d’une année à une autre. Mais chaque année plusieurs centaines de peaux sont collectées et vendues dans la région de Bobo.

Selon le rapport de 2020, l’argent engrangé rien que dans la vente des peaux de bœufs, était d’environ 2,6 millions FCFA dans la même région. Toujours selon Monsieur Konaté, «l’argent obtenu de cette vente revient exclusivement aux orphelins et aux veuves. Mais, il arrive que le bureau donne quelque chose aux différents acteurs en guise d’encouragement». Ce projet loin d’être l’affaire d’un mouvement devrait inspirer tout le monde.

Ibrahim GUIRE (stagiaire)

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