Rentrée scolaire à Bobo : Librairies cherchent clients

Le mercredi 15 septembre 2021, une de nos équipes a fait le tour de quelques librairies de Bobo-Dioulasso, pour se faire une idée sur l’état du marché. A quelques jours de la rentrée scolaire. Constat !

Il est presque 10 heures quand nous arrivons à la librairie Populaire au secteur 21 de Bobo-Dioulasso. Habituellement, à l’approche de la rentrée scolaire, cet endroit grouille de monde et les parents d’élèves se bousculent pour acheter les fournitures de leurs enfants. Cette année, le constat est tout autre.

La librairie enregistre peu d’affluence par rapport aux années précédentes. Selon Oumarou Traoré, propriétaire de la libraire populaire du secteur 21, « par rapport aux années précédentes, cette année nous n’avons pas assez de clients. La majeure partie des clients préfère attendre à deux jours de la rentrée pour venir acheter les fournitures de leurs enfants ».

A la librairie la Grâce, toujours au secteur 21, le constat est identique. Là également l’affluence n’est pas au rendez- vous.  Les clients arrivent à contre goûte. « Le marché a été morose tout au long de l’année, à tel point que nous n’avons pas fait de bonnes affaires, pour pouvoir faire face à la demande de nos clients. A cause de la COVID-19 et la fermeture des frontières, le marché est devenu très lent et chez les grossistes les prix ont augmenté. Le carton de cahiers qu’on prenait à 15.000 F.CFA est passé aujourd’hui à 20.000 F.CFA », nous confie Cécile Soré, propriétaire de la Librairie la Grâce.

Si pour certains la morosité du marché est due à la fermeture des frontières et à la COVID-19, pour d’autres elle est l’effet de la concurrence déloyale. « Pour le moment nous n’avons pas la clientèle. Généralement, c’est à partir du 1er octobre que les clients viennent acheter les fournitures. Comparativement aux années précédentes, la courbe ne fait que chuter. Pour moi, cela est dû à la concurrence », a laissé entendre Abdoul-Kader Yago, gérant de la librairie Jeunesse africaine du secteur 21.

Certains clients interrogés, avouent pourtant que les prix des fournitures sont restés intacts. C’est le cas de Florent et Adja, des clients que nous avons trouvé sur place. «Nous avons remarqué que les prix n’ont pas augmenté cette année, nous ne trouvons pas de problème », soulignent-ils.

Marie-Claire SOME

Nassir Dine SIDIBE/ Stagiaires

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