Bobo-Dioulasso a abrité du 13 au 14 janvier 2026 la consultation régionale des unités industrielles promotrices de chaînes de valeurs des ressources génétiques de la région du Guiriko pour la collecte des données. Les travaux se sont tenus dans la salle de conférence de l’Institut national de formation des personnels de l’éducation.
La consultation régionale des unités industrielles promotrices de chaînes de valeurs des ressources génétiques et autres utilisateurs de ressources génétiques et de connaissances traditionnelles associées de la région du Guiriko pour la collecte de données se tient dans le cadre de la mise en œuvre de la convention sur la diversité biologique et du protocole de Nagoya sur l’APA. L’objectif de cet atelier est de contribuer à l’élaboration du premier rapport national de mise en œuvre du protocole de Nagoya sur l’APA. Selon Docteur Ouoba Daogo, colonel des Eaux et Forêts et point focal du protocole de Nagoya sur l’APA, le Protocole est mis en œuvre par le ministère en charge de l’environnement à travers le Secrétariat permanent du Conseil national pour le développement durable (SP/CNDD). « Cette session vise d’abord à sensibiliser les acteurs, les détenteurs de connaissances traditionnelles, les unités industrielles qui valorisent les ressources génétiques sur l’importance de cette ressource génétique, l’importance sur la conservation et l’importance aussi sur la valorisation de ces ressources génétiques. Le second objectif vise à collecter des informations pour alimenter le rapport national de mise en œuvre du Protocole de Nagoya que le pays a signé et ratifié depuis 2013. Nous sommes parfaitement satisfaits des échanges et des informations que nous avons collectées », se réjouit-il. Les travaux se sont déroulés sous forme de communications suivies d’échanges et en groupes de travail. Pour Dr Daogo, les enjeux liés aux ressources génétiques, aux connaissances traditionnelles associées aux ressources génétiques sont énormes et cela ne se limite pas à l’échelle régionale et nationale, cela va jusqu’à l’échelle internationale. « C’est pour dire qu’actuellement beaucoup d’acteurs, surtout les firmes industrielles, sont à la recherche des connaissances traditionnelles, une ressource génétique associée à ses connaissances traditionnelles qui constituent une richesse à l’échelle nationale et internationale. Ces unités font recours à ces informations pour synthétiser des produits pharmaceutiques, cosmétiques et autres produits qu’ils reviennent nous vendre chers pour notre consommation. Nous collectons ces données et la suite c’est pour élaborer le premier rapport de mise en œuvre du Protocole des Nagoya par le Burkina Faso. L’autre objectif est la sensibilisation des acteurs sur le partage, la divulgation ou le partage sans réserve des connaissances traditionnelles que ces détenteurs possèdent. C’est notre patrimoine et notre identité ; il ne faut pas le partager avec n’importe qui vient vers nous juste souvent pour le piratage de ce que nous avons comme ressource», a-t-il souligné. Les données ainsi collectées seront synthétisées et analysées pour alimenter le premier rapport national de mise en œuvre du protocole de Nagoya sur l’APA.
Ousmane TRAORE
