SNC Bobo 2023 : nous y sommes !

Tout débute ce 29 avril au stade omnisports Aboubacar Sangoulé LAMIZANA par la cérémonie officielle d’ouverture à partir de 15 heures. Et ce sera parti pour la 20e édition de la Semaine nationale de la culture (SNC). Enfin, pourrait-on dire. Plusieurs fois reportée en 2020 pour raison de maladie à Coronavirus, puis ensuite pour des raisons de sécurité, la SNC aura lieu. C’est une décision des autorités au plus haut niveau qui, malgré le contexte national, l’ont voulu ainsi. Tout compte fait : les Burkinabè doivent-ils arrêter de vivre, de pratiquer leur culture parce qu’ils sont en insécurité ? Au contraire, dans notre culture, même en temps de deuil, la chanson a sa place. Autrement, dans les cultures africaines, les peines et les joies s’accompagnent, mieux elles sont liées. En décidant donc de la tenue de cette édition de la SNC en ces moments de peine, les Burkinabè démontrent à l’ennemi que jamais ils n’abdiqueront. Et que dans ce contexte particulier, la culture a son rôle à jouer. Mieux, si cela avait été compris comme tel depuis des années en arrière, certainement que nous n’en serions pas là. N’est-ce pas parce que nous avons abandonné notre culture, nos valeurs fondatrices que nous sommes si vulnérables, si perdus ?

« Diversité culturelle, ferment de l’unité nationale », c’est le thème retenu pour cette édition et qui constituera l’esprit et le fond des activités au cours de cette semaine. Un thème à propos au regard du contexte d’insécurité, de ni-paix et de risque de fragilisation du vivre-ensemble et de l’unité nationale. En effet, quoi mieux que la culture pour rassembler des peuples, des communautés et des individus ! Aussi, les Burkinabè sont-ils appelés à saisir, une fois de plus, ce moment de l’expression de notre diversité culturelle pour renforcer l’unité dans notre pays afin de cultiver la paix. Il ne peut d’ailleurs en être autrement car plus que jamais, les Burkinabè ont compris que c’est dans les épreuves difficiles comme celle qu’ils traversent, qu’il faut s’unir, taire les divergences personnelles et faire front face à l’ennemi.

A cette Semaine nationale de la culture, comme les précédentes, des Burkinabè viendront des quatre coins du pays. Les uns pour compétir, les autres comme festivaliers tout simplement, parce qu’ils aiment la culture et veulent la magnifier. A tous ces gens, les Bobolais doivent réserver un accueil fraternel, digne de l’hospitalité toujours connue dans cette ville. En outre, les Bobolais ne doivent pas se faire courtiser pour aller prendre part aux différentes activités qui seront organisées tout le long de cette Semaine. Si la Semaine nationale de la culture a établi son siège à Bobo-Dioulasso, ce n’est pas pour faire plaisir aux Bobolais. Mais certainement pour marquer et renforcer le caractère culturel de cette ville. Pour le reste, il faut tout simplement souhaiter un bon séjour à tous ceux qui viendront à Bobo-Dioulasso pour la Semaine nationale de la culture. Bonne Semaine nationale de la culture à tous !

Dabaoué Audrianne KANI

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