Vingt quatre heures après le lancement de la campagne de commercialisation du sucre SN-SOSUCO à Bobo-Dioulasso, nous avons fait un tour à la direction régionale du Commerce. Le seul site pour l’instant dans la ville, mis en place par le gouvernement, où les Bobolais peuvent se procurer ce sucre.
La pluie qui a arrosé la ville de Sya aux premières heures de la matinée ce mardi 11 mars 2025 n’a pas empêché les Bobolais à sortir de chez eux pour s’approvisionner en sucre. Venus des quatre coins de la ville, hommes, femmes, personnes de troisième âge, jeûneurs ou pas, visiblement nul ne veut rater cette occasion où le sucre de la SN-SOSUCO se vend à prix fixe et abordable suivant la décision du gouvernement burkinabè. C’est le cas de Moussa Ballo, un citoyen de ville venue du secteur 2, Souroukoukin pour s’offrir quelques paquets de sucre. «Je suis ici depuis 9 heures. J’ai appris que le gouvernement a lancé la vente de sucre de la SN-SOSUCO à 800 F CFA le paquet et 650 FCFA le kg en poudre. Donc c’est pour cette raison que je suis là », explique t-il. Sur le site de la direction régionale du Commerce la vente se poursuit. Dans le hall du bâtiment principal qui sert de locaux, l‘équipe chargée de la vente est aidée par deux autres personnes chargée de défaire les sacs et les cartons de sucre. Chaque client a droit au maximum à 10 kg et priorité est faite aux personnes âgées. En ce premier jour, l’affluence est de taille et tous les clients doivent s’armer de patience pour s’offrir ce sucre. Passer plus de 3h dans le rang pour s’offrir du sucre Moussa Ballo n’y trouve pas de problème surtout lorsqu’il s’agit de consommer le sucre made in Burkina. «Nombreux sont nous les vieux qui ne peuvent pas consommer un autre sucre à part celui que nous produisons ici à cause du diabète», fait il savoir. Ce sexagénaire salue au passage la mesure du gouvernement qui permet à une bonne frange de la population de s’offrir du sucre à moindre coût en cette période de jeûne. Dans le rang depuis 10 heures, Djènèba Konaté était toujours dans l’attente au moment où nous quittions les lieux. Il était 14h environ. Cependant cette dernière estime que le gouvernement aurait pu autoriser l’achat au-delà des 10 kg pour mieux satisfaire les citoyens. «Nous apprécions cette vente parce que ce sucre n’est plus en boutique depuis un bon moment. Depuis que j’ai appris le lancement je me suis vite disponibilisée pour venir faire la queue mais le problème est qu’on ne peut pas prendre plus de 10 kg», lance-t-elle. Au moment où nous rebroussions chemin, des dizaines de personnes attendaient encore dans le rang, qui ne cessait de s’allonger au fil des minutes. Au même moment, au moins 300 personnes s’étaient déjà approvisionnées en sucre, selon un membre de l’équipe.
Ousmane TRAORE
Marie-Claire Simone MILLOGO/stagiaire
