Affaire Amand Béouindé : Le Magistrat Narcisse et son acolyte Baguian restent en prison

La demande de mise en liberté provisoire introduite par Sawadogo Narcisse et Alassane Baguian dans l’affaire ”tentative d’escroquerie et de diffamation” les opposant au maire de la commune de Ouagadougou a été rejetée ce lundi matin 07 décembre par la Cour d’appel de Bobo-Dioulasso. Ils restent condamnés à 24 mois de prison dont 12 fermes et 1 million de francs à payer.

Me Sawadogo Mamadou, Conseil du maire de Ouagadougou

Recevable dans sa forme, mais rejetée car jugée  mal fondée. Par conséquent les intéressés on été ramenés à leur lieu de détention. Le dossier est mis en délibéré pour le 28 décembre prochain. C’est la conclusion à laquelle est parvenue la Cour d’appel de Bobo-Dioulasso ce lundi 7 décembre 2020. Et ce, à l’issue du procès en appel dans l’affaire opposant le magistrat Narcisse Sawadogo et Alassane Baguian à Armand Béouindé, maire de la Commune de Ouagadougou.

Présent à l’audience comme bien d’autres témoins dans cette affaire qui a fait grand bruit voilà déjà six mois de cela, le maire Béouindé a fait le rappel des faits, en marge de la version des deux intéressés. Comme précise son conseil Mamadou Sawadogo, il a porté plainte contre les deux prévenus pour tentative d’escroquerie. ”Ces personnes sont venues voir le maire lui dire qu’il allait bientôt être arrêté, et que pour ne pas être arrêté il faut qu’il leur donne 70 millions de FCFA. Pour corroborer cette manœuvre, un magistrat est venu pour bien prouver qu’ils étaient capables de faire en sorte qu’il ne soit pas déposé à la MACO. Ayant rassemblé tous les éléments, le maire a porté plainte pour tentative de corruption. Ces personnes ont été reconnues coupables devant le tribunal de grande instance de Diébougou. Elles ont fait appel. C’est cet appel qui a été  jugé aujourd’hui!”

Me Paul Kéré, Conseil de Narcisse Sawadogo et Alassane Baguian

Me Paul Kéré, conseil des deux acolytes, affichait une certaine confiance en attendant le verdict. Ses arguments: ”Notre attente c’est nécessairement la relaxe, puisque l’infraction d’escroquerie n’est pas du tout caractérisée. Notamment l’élément matériel. Encore moins l’élément intentionnel. Je pense que la Cour dans son infinie sagesse va ordonner la relaxe”. La suite est pour le 28 décembre prochain. Beaucoup de personnes voient en ce procès la traditionnelle opposition entre le judiciaire et le politique. Raison de plus, affirme Me Keré, de ”prôner une fois de plus l’indépendance de la magistrature pour que les magistrats puissent rester indépendants par rapport à l’opinion publique nationale et internationale et par rapport au politique afin d’éviter toute forme de connivence”.

Sibiri SANOU

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