Affrontements entre OSC : Envoyez tous ces gros bras revendicateurs au front pour libérer le pays !

Pendant que les groupes armés terroristes nous attaquent, nous tuent et nous chassent de certaines localités du pays, des jeunes à Ouagadougou ne savent toujours pas que le pays est en danger. Au point de faire des revendications qui n’ont aucun sens pour en arriver finalement à des affrontements physiques. Que c’est bien ridicule pour une jeunesse, espoir de demain ! Le chaos est déjà là, bien profond devant nous. Il est inimaginable que des Burkinabè, de surcroit des jeunes, s’en donnent à des spectacles aussi honteux, ridicules et irresponsables de ce genre dans les rues de la capitale. Autant dire que si ce sont ces jeunes-là qui, demain, assureront l’avenir du Faso, on est bien foutu !

Même si Ollo Mathias Kambou est du Balai citoyen, rien ne peut justifier que des membres de ce mouvement manifestent et aillent exiger sa libération. Il est justiciable comme tous les Burkinabè, s’il se trouve qu’il a commis une quelconque infraction. Avant lui, des Burkinabè ont été interpellés par la gendarmerie ou la police. Ils ont été entendus par le procureur du Faso. Ceux qui ont justifié les faits à eux reprochés ont été libérés.

Ceux qui ont commis des fautes contraires à la loi ont été jugés et condamnés. Ollo Mathias Kambou n’est ni le premier dans ce cas et il ne sera pas le dernier. D’où vient alors qu’il faut que son cas fasse l’objet d’une particularité ? La loi est faite pour tout le monde et personne ne doit s’y soustraire. Si le Balai citoyen veut qu’on lui fasse confiance et qu’on le respecte, comme son nom l’indique, qu’il commence par respecter son objectif qui doit être fondé sur la citoyenneté.

Cependant, cela ne suffit pas qu’un groupe de gros bras se rue sur les manifestants pour les rouer de coups. Autant il faut condamner la manifestation anarchique des membres du Balai citoyen (car elle est contraire à la loi), autant il faut condamner ce qui apparait comme une milice (constituée par le Mouvement Sauvons le Faso) qui a agressé des citoyens. Il faut interpeller tous ces jeunes et les envoyer tous au front pour combattre les terroristes et libérer le pays. Mais en attendant, le ministère en charge des libertés doit dissoudre toutes ces organisations pagailleuses dont les membres réfléchissent et agissent mieux par les muscles que par leur cerveau. Ce qui s’est passé hier à Ouagadougou relève tout simplement de l’inconscience, de l’insouciance. Ils n’ont même pas eu de compassion à l’endroit des 35 personnes civiles tuées entre Djibo et Bourzanga.

Que le pouvoir de Paul-Henri Sandaogo Damiba prenne ses responsabilités, car personne ne doit tolérer du désordre dans ce pays. Que les leaders des partis politiques et ceux des vraies organisations de la société civile prennent leurs responsabilités pour mettre tous ces fauteurs de troubles en garde. De même, les leaders communautaires, les autorités coutumières et religieuses doivent unanimement condamner tous ces comportements intolérables. Ça suffit !

Dabaoué Audrianne KANI

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