Assemblée nationale : Vers la protection de l’industrie solaire burkinabè

L’Assemblée nationale à sa séance plénière du 24 août 2020 sous la présidence de son président, Alassane Bala Sakandé, s’est penchée sur deux dossiers. Il s’agit du projet de loi portant autorisation de ratification du traité relatif aux autorités africaines et malgache de l’aviation civile adopté à Ndjamena le 20 janvier 2012 et de celui portant autorisation de ratification de l’amendement à l’accord cadre portant création de l’Alliance solaire internationale adopté le 3 octobre 2018 à New Delhi en Inde. C’était en présence des ministres de l’Energie et du Transport, respectivement Béchir Ismaël Ouédraogo et Vincent T. Dabilgou.

Les deux projets de lois ont été adoptés à l’unanimité des votants

Le premier dossier à l’ordre du jour était le projet de loi portant autorisation de ratification de l’amendement à l’accord cadre portant création de l’Alliance solaire internationale (ASI) adopté le 3 octobre 2018 à New Delhi en Inde. Ce projet de loi a pour objectif d’accompagner les pays qui ont un potentiel en énergie et en solaire, et  aussi ceux qui ont un potentiel en matière de technologie pour qu’ensemble, ces pays puissent faire un transfert de technologie et profiter de cette ressource solaire. Son adoption, selon le ministre de l’Energie, Béchir Ismaël Ouédraogo, va permettre au Burkina Faso d’être membre à part entière de cette alliance. A sa sortie de l’hémicycle, le ministre a indiqué qu’en plus de la formation et le transfert dont ont bénéficié les cadres de son département dans le cadre de ce projet, le Burkina a déjà bénéficié de l’accompagnement de l’Alliance. Béchir Ismaël Ouédraogo a également expliqué que “ l’objectif du Burkina Faso est de faire de telle sorte que nous puissions constituer un havre en matière d’énergie dans la sous région. Nous sommes entrain de prendre le leadership, donc il est de bon ton qu’on occupe au niveau international une place de choix à l’image de l’Alliance. Nous sommes aussi à l’IRENA où nous sommes entrain d’assurer la présidence du Conseil d’administration. C’est pourquoi, le Burkina est entrain de s’encrer dans le solaire et de faire de l’énergie solaire notre maillon le plus important pour pouvoir développer l’énergie et l’électricité. Le transfert de technologie permettra aux entrepreneurs de s’investir résolument dans ce sens. Nous avons déjà l’usine d’assemblage de panneaux solaires qui va être inaugurée bientôt”.

Les deux projets de lois ont été adoptés à l’unanimité des 103 votants

A propos de l’industrie solaire, le président de l’Assemblée nationale a confié que des démarches sont en cours pour sa protection au plan national. De même pour la protection des entrepreneurs qui s’investissent dans l’énergie solaire de telle sorte qu’ils soient des maillons qui permettent au pays d’aller de l’avant.

Pour ce qui est du deuxième dossier, le projet de loi portant autorisation de ratification du traité relatif aux autorités africaines et malgaches de l’aviation civile adopté à Ndjamena le 20 janvier 2012, le ministre des Transport, Vincent T. Dabilgou a confié aux hommes de médias que la gouvernance au niveau mondial dans le domaine de l’aviation civile se fait au niveau de l’OACI. En Afrique, c’est l’ASECNA qui joue le rôle de contrôleur et de superviseur du processus de vol des avions sur le continent. Mais, force est de constater qu’il y a quelques manquements et difficultés au niveau de ces deux structures, liés à la capacité de chaque pays à pouvoir jouer un rôle réel dans la sécurité, dans la navigation et dans la navigabilité. Fort de ce constat, les Etats africains ont jugé utiles que les différentes Agences nationales d’aviation civile (ANAC) des différents pays se retrouvent au niveau continental pour échanger leurs expériences, mutualiser leurs capacités. “Pour cette convention, 9 pays l’ont déjà ratifiée. Ainsi, le gouvernement est venu aujourd’hui à l’Assemblée nationale pour demander sa ratification et permettre au pays de rejoindre le groupe de manière à pouvoir renforcer nos capacités et aussi prendre part à la capacité de l’Etats à créer une uniformité, une certaine vision commune de l’aviation civile”.

Aïcha TRAORE

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