
Un marabout du nom de M. T comparaissait à la barre, ce lundi 17 février 2025 lors des jugements de l’opération « casiers vides » qui se tient à Bobo-Dioulasso.
M.T est né en avril 2000 à Titao. Il est domicilié au secteur 24 de Bobo-Dioulasso, marabout de profession, célibataire sans enfant. Ce dernier a fait croire à A.O qu’il a des génies qui pouvaient fructifier son argent. C’est ainsi que A.O lui remet la somme de 789.000 FCFA en espèce avant de se rendre compte plus tard qu’il a été arnaqué. À la barre, le prévenu reconnait avoir reçu 500.000 FCFA et non 789.000 FCFA comme le prétend A.O. «C’est lui qui m’a contacté premièrement disant que c’est à travers quelqu’un, qu’il a eu mon numéro. Il m’a demandé là où je logeais. Je lui ai dit que j’étais en République de Côte d’Ivoire et il m’a dit que lui il est à Ouangolo. Il m’a proposé de m’envoyer une somme pour que je le rejoigne. Quand je suis arrivé, il m’a amené chez lui, il y’avait trop de bruit. Ensuite, il m’a amené à l’hôtel, je lui ai demandé quel genre de travail il voulait que je fasse. Il m’a fait comprendre que c’est pour attirer la chance. Je lui ai dit de faire des sacrifices, si ça marche de ne pas m’oublier. Deux semaines plus tard, il m’a dit de revenir. Je suis parti et je lui ai demandé des sacrifices à nouveau. Il m’a ainsi remis 500.000 FCFA. L’argent était destiné à acheter un bœuf de 3 ans, un mouton et les 150.000F CFA devraient servir à faire d’autres courses».
A la barre la victime a déclaré: «C’est grâce à un vieux que j’ai connu le marabout. Le vieux m’a dit qu’il recevra des visiteurs et que sa maison est coincée pour les héberger. Je me suis vu obligé de prendre un hôtel pour héberger le marabout qui était avec les visiteurs. C’est ainsi que celui-ci a pris mon numéro. Des jours après il m’appelle qu’il a fait un rêve sur moi et que je devrais devenir riche. Au même moment, je ne l’ai pas cru, mais par la suite avec tout ce qu’il me disait, j’ai fini par le croire. Il m’avait donné une date mais, rien n’a été fait. Je lui ai remis les 789.000 F CFA : 350.000F CFA pour le bœuf, 150.000F CFA pour le mouton, 99.000 F CFA pour des petits besoins ». « Les 150.000 FCFA, je ne les lui ai pas remis, parce que j’ai commencé à le soupçonner », conclut-il.
Après les débats, le Procureur a requis de le relaxer puisqu’il estime qu’il n’y a rien comme infraction. Le tribunal l’a suivi dans sa délibération.
Annaïsse PAKOTOGO