Autant le dire… : Allons donc tous au front contre ces terroristes !

Les terroristes ont encore frappé fort. Faisant plusieurs morts dans les rangs des populations civiles qu’ils accusent de collaborer avec les Forces de défense et de sécurité. Ainsi, ils veulent les convaincre, à défaut de les contraindre, à adhérer à leur vision. Celle de l’islamisme basé sur la charia et le refus d’appartenance à la nation burkinabè en tant la République. Cela, tout le monde le connait. Mais, comment faire pour non seulement arrêter les attaques terroristes et rassurer les populations, que l’Etat est toujours à leurs côtés ? C’est là toute la question. Pendant longtemps (plus de cinq ans maintenant), c’est le grand combat que mènent les pouvoirs publics. Qui, apparemment ne porte pas jusqu’à présent les résultats escomptés.

En effet, face à ces fous de la mort qui multiplient les stratégies, il va sans dire qu’il faut être plus imaginatif, voire plus stratège. Que ce soit sur le plan armé ou en matière de négociation (si toutefois cette option est adoptée et bien comprise).

Depuis la création et la mise en place des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP), aucune autre action forte n’a été apparemment (officiellement) menée dans le sens d’impliquer davantage les populations dans la lutte contre les terroristes. Aujourd’hui, les terroristes semblent avoir compris que pour gagner la guerre, il faut s’en prendre aux VDP et terrifier les populations dont certaines ont regagné leurs localités.  Exactement comme ce fut le cas à un moment donné de la lutte.

Même s’il faut désormais vivre avec les attaques terroristes, il est évident que les Burkinabè ne se laisseront pas tuer, continuellement. Que faire donc ? Entre les actions militaires (qui, telles qu’elles sont menées actuellement ne peuvent pas à elles seules mettre fin à ces attaques et à la tuerie des populations civiles) et le dialogue avec les terroristes et leurs chefs, il va falloir trancher définitivement. S’il est nécessaire, que le gouvernement fasse appel à l’ensemble du peuple burkinabè, à aller sur le front pour qu’on finisse une bonne fois pour toute. En outre, les partenaires qui accompagnent les pays du G5 Sahel dans cette lutte, doivent prendre leurs responsabilités. Si aujourd’hui il y a un sentiment anti-français, c’est parce que malgré l’engagement de la France dans cette lutte, les terroristes continuent de faire des morts.

Les populations du Sahel ne comprennent pas pourquoi malgré la présence à leurs côtés de grandes puissances comme la France, les Etats-Unis, le Royaume-Uni, l’Estonie, …les terroristes gagnent chaque jour du terrain, multiplient les attaques et font des morts. Malheureusement, c’est le cas. Les populations des pays du Sahel doivent désormais se résoudre à comprendre qu’elles seront les seules à se battre pour leur sécurité et leur bien-être. Aucun pays, aussi ami et engagé qu’il soit, ne sera jamais en première ligne pour combattre les terroristes. Les terroristes étant nos frères ou nos enfants, il semble que des actions bien coordonnées pourraient les ramener à la raison et à réintégrer la République.

Dabaoué Audrianne KANI

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