Autant le dire… : désormais, « décliner tout soutien qui serait de nature dégradante »

Le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo tape du poing sur la table. Désormais, nous allons « décliner tout soutien qui serait de nature dégradante ». Parce que, « à l’analyse, sous le prétexte de l’aide au développement, le Burkina Faso, comme d’autres pays en développement, s’est souvent senti obligé d’accepter et de subir le << diktat >> des partenaires avec la vision à court terme que « mieux vaut peu que rien >>. Accepter des dons, des financements sans réel impact sur le développement, parfois dégradants et humiliants, donnant l’illusion d’agir, compromet le réel développement et ternit l’image de notre pays ». Et cela, les autorités au pouvoir l’ont exprimé et expliqué à plusieurs occasions et à plusieurs partenaires quand ils émettent le vœu de travailler avec le Burkina Faso. Malheureusement, tout porte à croire (et c’est vrai) qu’il y en a qui ne l’ont pas encore compris ou qui tentent d’user de malice pour vouloir imposer leur « diktat ».

D’où, « dorénavant, il est impératif de se départir de cette vision, de recadrer et de recentrer les partenariats et les interventions en se focalisant sur les initiatives, les projets et les programmes structurants, conformes aux priorités nationales et qui renforcent la vision du Camarade Président », tape du poing, le Premier ministre, sur le table.

Aussi, pour lui, « toute forme de don et de financement provenant des partenaires, qu’ils soient nationaux ou internationaux, doit être examinée et évaluée avec rigueur avant acceptation ». Car, elle doit s’inscrire dans la vision du « Camarade Président du Faso, Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE,­­ (qui) s’est engagé, à travers la Révolution progressiste populaire (RPP), à restaurer la souveraineté nationale et à préserver la dignité et l’intégrité du peuple burkinabè ». Dans le cas contraire, « je vous invite … à décliner tout soutien qui serait de nature dégradante, contraire aux valeurs d’honneur et de dignité du peuple burkinabè, ou qui ne s’inscrirait pas dans la vision de la RPP ».

C’est donc clair pour tout partenaire qui veut véritablement coopérer avec la Burkina Faso et qui met au centre de ses préoccupations, le développement réel, le progrès et le bien-être des Burkinabè. Et cela, dans le respect des priorités définies par le gouvernement.

En effet, les Burkinabè ont décidé de faire désormais les choses par eux-mêmes et pour eux eux-mêmes. Longtemps abusés et retardés en matière de développement et maintenus dans la pauvreté et la misère pour mieux siphonner leurs ressources, les Burkinabè ont désormais les yeux ouverts. Ils ont compris que le développement de leur pays ne passe que par eux-mêmes.

C’est ainsi que dans le cadre de la lutte contre les groupes armés terroristes et le terrorisme sous toutes ses formes ils ont décidé d’être en première ligne sur le front. Ils ont engagé des réformes structurelles tant sur plan économique, social, culturel, politique, administratif conformes à leur vision parce que, avant tout, ce sont eux qui savent où ils veulent aller. Que celui qui veut aller avec eux et les accompagner respectent scrupuleusement les consignes de l’accompagnement. Sinon, c’est non !

Dabaoué Audrianne KANI