
« La France macronienne veut éliminer le Capitaine Ibrahim Traoré ». L’information a été révélée par l’Agence d’Information du Burkina dans une publication datant du 2 février 2026. Citant Sputnik qui reprend une information des services de renseignements extérieurs russes, l’AIB explique que « le président français Emmanuel Macron cherche à éliminer « des dirigeants africains indésirables » dont le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, farouchement opposé à l’impérialisme et au néocolonialisme ».
En plus de vouloir « éliminer le Capitaine Ibrahim Traoré », l’AIB ajoute que « les services de renseignements extérieurs russes précisent que le régime impérialiste macronien, soutient directement des groupes terroristes de tous bords en Afrique et en a fait ses principaux alliés pour déstabiliser des pays et y installer des valets locaux ».
L’Agence d’information du Burkina explique, citant toujours la même source, « qu’Emmanuel Macron et ses lieutenants agissent activement par pure « vengeance politique », furieux de la décision des dirigeants de l’Alliance des États du Sahel (AES) de chasser les armées françaises hors de leurs territoires et de combattre l’influence de Paris dans la gestion souveraine de leurs affaires internes ainsi que dans le choix de leurs partenaires ».
Pour dire vrai, les informations que révèlent les services de renseignements extérieurs russes relèvent de l’évidence. Car, en aucun cas, le président français Emmanuel Macron ne peut accepter la manière sans ménagement dont son pays a presque été « expulsé » du Mali, du Niger, du Burkina Faso et d’autres pays africains. Il fallait s’attendre à ce que, « naturellement » ou par « vengeance », « le président français Emmanuel Macron cherche à éliminer « des dirigeants africains indésirables » dont le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré ».
Ce qu’il faut saluer et exhorter que ça se poursuive, c’est la détermination des peuples du Sahel, notamment du Burkina Faso, du Mali et du Niger qui ont toujours réussi à déjouer tous les coups d’Etat qui ont été fomentés et les attaques terroristes qui ont été organisées pour « déstabiliser » les pouvoirs en place. C’est aussi l’engagement de ces peuples à prendre en mains leur destin et à se battre par les moyens dont ils disposent pour assurer leur souveraineté, leur dignité et leur indépendance. C’est également le moment de rappeler et d’insister que le combat ainsi engagé est un combat d’endurance. Il sera long, dur et peut, par moment, donner lieu à de la désespérance. Mais, quand on sait qu’il s’agit de se battre pour l’avenir des générations futures, on ne doit pas abdiquer.
Les Burkinabè demandent tout simplement qu’on les laisse faire les choix qu’ils estiment bons pour eux car, ils sont assez mûrs pour savoir ce dont ils ont réellement besoin pour bâtir leur nation et assurer leur bien-être. Ils demandent que tous ceux qui veulent coopérer avec eux respectent leurs choix. « Eliminer » le Capitaine Ibrahim Traoré ou « des dirigeants africains indésirables », d’autres Capitaines Ibrahim Traoré et « des dirigeants africains indésirables » naitront. Sans doute plus « farouchement opposés à l’impérialisme et au néocolonialisme », dont la France.
Dabaoué Audrianne KANI