Existe-t-il des heures de pointe pendant lesquelles les gros camions ne doivent pas se retrouver dans les artères de la ville de Bobo-Dioulasso en même temps que les autres usagers ? Apparemment non, car à n’importe quel moment de la journée, comme dans la nuit, on rencontre ces gros camions un peu partout dans la ville. Notamment sur les principales voies de circulation. Mais aussi aux alentours du marché central ; là où la circulation est très dense dans la journéVous avez dit heures de pointe ? Ils ne les connaissent pas. Ainsi, avec les véhicules particuliers, les tricycles, les motocyclistes, les vélocyclistes, les piétons et les charretiers, ces gros camions partagent les petites rues de la capitale économique du Burkina Faso. Avec les grands risques d’accidents de la circulation que cela comporte.
Il faut le dire : la circulation est un véritable danger dans la ville de Bobo-Dioulasso. En plus du désordre qu’on peut constater dans plusieurs artères du fait des garages anarchiques, on peut dire que tous les éléments sont réunis pour faire de la ville un véritable capharnaüm à ciel ouvert. Quand il pleut et que l’eau de pluie draine les ordures ménagères et autres objets que les usagers jettent dans les rues, on a l’impression de se retrouver dans une poubelle.
Revenons aux gros camions (remorques, 10 tonnes, bus et autres bennes) pour dire qu’il faut nécessairement trouver une solution à ce désordre dans la circulation dans la ville. Que ce soit sur le seul boulevard de la ville, sur certaines voies menant au port-sec comme la rue 9,21, longeant le mur de l’aéroport pour rejoindre la route de Banfora ou encore l’avenue de l’Unité passant devant la gare de train, le risque d’accident de la circulation est toujours permanent.
Il est évident qu’à Bobo-Dioulasso il se pose le gros problème d’une véritable gare routière. Elle n’existe même pas. Ce qui fait que les minicars de transport en commun, communément appelés « Dina », stationnent un peu partout dans la ville, même dans les stations-services d’essence. Il n’existe pas non plus de voie de contournement depuis les différentes entrées et sorties de la ville pour rejoindre le port-sec qui est le principal lieu de regroupement de ces gros engins. Mais, cela ne peut constituer une excuse suffisante pour rendre la circulation aussi dangereuse et mettre ainsi la vie des usagers en danger.
Quand on ajoute à tout cela l’état actuel des routes (notamment dans les carrefours) en cette saison des pluies, on se demande si nous sommes réellement dans la deuxième ville du Burkina Faso. L’autorité communale a sans doute encore beaucoup de travail à faire. Mais, pour réussir sa mission, elle a besoin de l’accompagnement et de la compréhension de l’ensemble des populations de la ville. Car l’état de dégradation et le désordre dans lesquels se trouve la ville de Bobo-Dioulasso, le budget de la commune ne peut pas supporter les investissements nécessaires. Il faut un grand appui de l’Etat. En tout cas si l’on veut que Bobo-Dioulasso continue de porter son nom de deuxième ville du Burkina Faso.
Dabaoué Audrianne KANI
