
La journée du dimanche 22 mars 2026 a été consacrée sur le plan mondial à l’eau. Mais, une journée qui, apparemment, est passée inaperçue par ceux-là mêmes qui sont concernés par l’eau : les usagers ou encore les consommateurs de l’eau. Autant dire que tout le monde est concerné car, tout le monde boit l’eau ou l’utilise, d’une manière ou d’une autre, à d’autres fins. L’eau est donc indispensable à la vie. Si tel est le cas, que fait-on pour la préserver ?
Etant donné qu’elle n’est pas inépuisable. Comme toute ressource naturelle, l’eau finit. Les cours d’eau et la nappe phréatique qui la contiennent tarissent. Et ce, suite aux actions de l’homme. Qui, paradoxalement, en a besoin pour ses besoins.
La journée internationale de l’eau doit être l’occasion pour sensibiliser véritablement les populations sur la préservation de l’eau par tous les moyens. Qu’elle soit eau de pluie, eau souterraine, l’eau d’où qu’elle vienne doit être maitrisée et conservée. Pour s’en convaincre, il suffit de vivre une simple coupure d’eau pendant une journée entière pour se rendre compte de l’utilité de l’eau pour la vie. Il suffit aussi de vivre une poche de sécheresse pendant la saison des pluies alors que les plants ont besoin d’eau, pour se rappeler que l’eau est véritablement source de vie. Elle ne doit donc, pour rien au monde, être gaspillée. Les sources d’eau, quelles qu’elles soient, doivent être protégées tout comme des soutes d’armes.
Malheureusement, ce n’est pas ce à quoi on assiste depuis un certain temps. Les sources d’eau qui, parfois alimentent les populations en eau, ne sont plus protégées comme il se devait. Si bien que les rivières, les marigots et les nappes et de nombreux autres points d’eau, s’ils ne sont pas pollués, sont dans un état de dégradation tellement avancé qu’on se demande si l’on est conscient du danger que nous courons.
A ce titre, il faut saluer les efforts faits pour le gouvernement à travers le ministère de l’Agriculture, de l’Eau et des Ressources animales et halieutiques pour préserver l’eau au Burkina afin de la rendre disponible pour les usagers. Le curage de barrages, actuellement en cours, participe de cette politique de maitrise de l’eau afin de pouvoir l’utiliser quand on en a besoin. Principalement pendant la saison sèche où de nombreux producteurs font de la culture de contre-saison. Qui, qu’on le sache ou pas, contribue énormément à compenser les besoins en alimentation des Burkinabè.
Croire que l’eau est un don de Dieu, donc naturelle, et qu’il en sera toujours ainsi est une grosse erreur. La preuve en est que la nature elle-même, par l’action de l’homme, est en train de changer à tel point qu’on parle de changement climatique. Aussi, s’il ne fait pas plus chaud que d’habitude d’une année à une autre, il fait plus froid d’une saison à une autre. Quant au désert, il gagne chaque année du terrain. Les ressources en eau diminuent en même temps que les ressources qu’elles contiennent. Pendant ce temps, les besoins en eau augmentent parce que la démographie croît, d’année en année.
Dabaoué Audrianne KANI