
Le Burkina Faso est le seul bien qui nous appartient à tous, aime-ton dire. Aussi, chacun ne prétend-il pas l’aimer plus que tout ! Et n’hésite-t-il pas à dire qu’il mettra tout en œuvre pour le défendre par tous les moyens ? On a, à plusieurs reprises, entendu des Burkinabè dire avec engagement et détermination que « nous ne cèderons aucun centimètre carré de notre territoire à qui que ce soit et pour quelque raison que ce soit ». Cela, pour marquer l’amour et le patriotisme que chacun nourrit pour notre pays.
Malheureusement, à côté de tout cela, il y a des gens, des Burkinabè et non des moindres, qui travaillent à vendre ou à faire en sorte que ce pays connaisse des problèmes. Alors qu’ils prétendent l’aimer. C’est à ne rien comprendre. Même si on n’aime pas le Capitaine Président Ibrahim Traoré, il faut au moins aimer son pays. Le Capitaine Ibrahim Traoré est au pouvoir. Il aime aussi le Burkina Faso. Avec ses équipes, ils consentent des efforts parce qu’ils aiment leur pays. N’est-il pas plus intéressant que chacun apporte véritablement sa terre à la terre pour que vive la termitière ?
Les Burkinabè sont dans une dynamique ascendante. Les faits parlent d’eux-mêmes. Les collectivités territoriales dans les grandes villes dépensaient beaucoup d’argent pour curer les caniveaux. Aujourd’hui, les Burkinabè curent eux-mêmes les caniveaux sans rien attendre des mairies. Inutile de dire qu’ils se sont désormais, suffisamment auto-sensibilités, pour ne plus y jeter des ordures.
Quand on leur a demandé de libérer les emprises des grandes artères dans certaines villes pour permettre d’aménager les rues, ils n’ont pas trouvé à redire. Volontairement et par eux-mêmes, ils démolissent leurs installations. Un comportement que certains parmi eux, pour rien au monde, n’auraient jamais eu. Car ce sont des investissements qui sont ainsi perdus. Pire, certains ont ainsi perdu leur emploi. Ce sacrifice qu’ils consentent, c’est parce qu’ils aiment leur pays et veulent son développement.
Quand, en son temps, Emile Paré a demandé à un moment de s’armer de flèche et de fusil et de faire face aux terroristes, on lui a dit qu’il n’est pas du rôle des civils de défendre le pays. Aujourd’hui, organisés au sein des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) ou non, les Burkinabè ont pris les armes et tout autre moyen de défense pour se battre contre les groupes armés terroristes et reconquérir l’intégrité de leur territoire national.
Sur le plan du changement de comportement de façon générale, les Burkinabè ont, de nos jours, compris qu’ils sont les seuls à développer leur pays et le porter au niveau des pays en développement. Aussi, les mentalités ont-elles changé de sorte que les pouvoirs publics n’ont plus nécessairement besoin de les contraindre pour adopter des comportements sains. La discipline et l’ordre sont en train, progressivement, de s’installer dans presque tous les secteurs. Aimer son pays et le servir, partout où on est, semble désormais devenu une préoccupation générale bien comprise.
Face à une telle dynamique qui augure sans doute d’un avenir meilleur pour le pays et les Burkinabè, le choix doit être tout de suite fait : le Burkina Faso où rien.
Dabaoué Audrianne KANI