A la Société nationale burkinabè des hydrocarbures (SONABHY) on dit qu’il n’y a pas de pénurie de carburant car celui-ci est disponible. Hier lundi 14 avril 2025, une source a même rassuré que les chargements se poursuivent. Auparavant, le dimanche 13 avril, un communiqué de la SONABHY rassurait les populations qu’il n’y a pas de pénurie de carburant à Bobo-Dioulasso. A contrario, dans de nombreuses stations-services d’essence, il n’y a pas de carburant. Elles ont, pour la plupart, fermé. Dans les quelques rares stations d’essence où il y a du carburant, ce sont de longues files d’attentes qui attendent. A la limite de la bousculade où tout le monde veut avoir « un peu de carburant » pour vaquer à ses occupations. Ceux qui n’en ont pas assez et qui n’avaient pas non plus de solution, ont tout simplement réduit leurs déplacements pour se contenter du strict minimum indispensable.
Si à la SONABHY il y a du carburant et qu’en plus les chargements des citernes se font normalement avec les transporteurs, on est en droit de se demander qui crée alors la pénurie de carburant dans la ville, pour ne pas dire dans la région puisque la ville de Banfora est aussi concernée par le même phénomène de pénurie ? Dans les rares cas où des gens se sont exprimés, on avance un problème de transport. Autrement, les transporteurs refuseraient d’aller chercher le carburant à Péni. Pour quelle raison véritable ? Ce qui est bien contraire à ce qu’on avance du côté de la SONABHY.
Le constat est qu’il n’y a pas de carburant dans la plupart des stations-services d’essence. Ce qui joue négativement sur l’activité économique de la ville et de la région. Le transport étant un facteur incontournable dans toute activité économique et de développement. Un autre son de cloche contraire : dans la journée, Prime Oil SA rassurait sur son compte Facebook « l’ensemble de la population : le carburant est bel et bien disponible dans nos stations » non sans préciser que « nous restons fidèles à notre mission de service public en assurant, sans relâche, l’approvisionnement régulier de nos points de vente, malgré les défis logistiques du moment ».
Ce n’est pas la première fois que Bobo-Dioulasso, pour ne pas dire l’ensemble du pays, vit une pénurie de carburant. Au cours de la toute dernière pénurie autour du 20 février 2025, les raisons avancées étaient des malentendus entre les transporteurs et la SONABHY sur le mode de mesure du dépotage. Alors qu’à la SONABHY c’est désormais le mode électronique, les transporteurs eux, préféraient le mode manuel. Car, pour eux avec le mode de dépotage électronique, ils enregistreraient des manquants.
Le moins que l’on peut dire est que les Bobolais ont besoin de carburant pour aller au boulot et travailler. Ils sont besoin de carburant pour leurs activités. Alors qu’on le mette à leur disposition. En outre, il va falloir trouver une solution définitive pour que ce genre de désagréments ne se répètent plus. Car, les conséquences sont très dommageables à l’activité économique.
Dabaoué Audrianne KANI
