Bobo-Dioulasso : Ces commerçants qui vivent de chou

Le chou-pomme est une variété de chou caractérisée par une tête et un feuillage lisse. Pendant la saison pluvieuse, de nombreux gens le commercialisent. De ce fait, nous avons rencontré Mohamed Yaméogo affectueusement appelé ‘’trois-poches’’, un commerçant de chou-pomme, ce 30 août 2023 au marché de fruits et légumes de la cité de Sya.

La commercialisation du chou-pomme contribue au développement économique des pays tropicaux et c’est ce qui motive les gens à investir dans ce domaine. Mohamed Yaméogo est un vendeur de chou depuis une vingtaine d’années. « J’ai commencé à vendre le chou il y’a environ une vingtaine d’années », dit-il.

A la question de savoir pourquoi il s’est investi dans la vente du chou-pomme, il nous confie que « je commercialisais du tourteau et j’ai fait un accident. Durant cette période, je ne pouvais pas me déplacer.  C’est alors que j’ai décidé d’investir dans la commercialisation du chou-pomme avec la collaboration de ma grande sœur qui est à Ouagadougou», nous explique-t-il.

A entendre Mohamed Yaméogo, ce commerce n’est pas sans contraintes. « Par moment lorsqu’on décharge la marchandise, les choux viennent en bon état mais durant l’expédition à Ouagadougou, à cause de la chaleur, il peut arriver qu’une grande quantité se décompose avant d’atteindre sa destination finale. Ce qui entraine des mésententes entre eux et leurs clients de la capitale », déplore-t-il. Ce commerçant dit s’approvisionner auprès des revendeurs au marché de fruits et légumes. A l’entendre, c’est le seul lieu où il s’approvisionne et principalement chez les femmes qui envoient la marchandise des villages environnants. « Je me limite toujours au marché et quand les femmes viennent des villages, on discute le prix et j’achète », ajoute-t-il. Dans la commercialisation, « je suis aidé par ma grande sœur. Quand j’achète ici je lui expédie à Ouagadougou où elle vend. Je ne donne mes marchandises qu’à elle seule », pour une question de confiance. Par jour, « je peux décharger 3 à 5 véhicules d’une capacité de 18 sacs de 100kg chacun » dévoile Mohamed Yaméogo. Le chargement d’un véhicule d’une telle capacité, à l’écouter, coûte entre 150.000 à 200.000 F CFA en saison pluvieuse. Ce qui correspond à une période où le chou est disponible en grande quantité. Cependant, la même quantité coûte entre 500.000 à 600.000 F CFA quand les choux se font rares.

Samiratou Salimata SYLLA

Norrockom Edwige KAM/Stagiaires

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