Burkina Faso : Ces nouvelles têtes qui veulent faire la politique autrement

Le paysage politique burkinabè est en train de se redessiner. Par l’arrivée d’une nouvelle race d’hommes politiques. Qui veulent faire les choses autrement. Y parviendront-ils ?

Augustin Loada

Maitre Guy Kam Hervé est entré en politique, les pieds joints. En tout cas avec le mouvement «SENS» qui regroupe des personnes partageant les mêmes convictions que lui, ils veulent faire la politique autrement. Avant eux, ce sont les professeurs Abdoulaye Soma et Augustin Loada qui ont fait leur entrée dans ce domaine politique où tout le monde ne réussit pas toujours. Surtout les professeurs. Soit !

Abdoulaye Soma

Si Abdoulaye Soma s’est fait investir pour conquérir le fauteuil de président du Faso, Augustin Loada préfère, en coalition avec d’autres camarades avec lesquels ils partagent aussi les mêmes convictions, soutenir un candidat donc le nom n’est pas encore connu.

Eddie Komboïgo

Eddie Komboïgo, même s’il a déjà été député (éphémère puisqu’il a été chassé comme les autres de la Ve législature après l’insurrection populaire) n’est pas moins nouveau dans la politique. Notamment dans la conquête de la fonction de chef de l’Etat. Lui aussi, veut faire la politique autrement quand il parle de CDP-Nouveau comparativement au CDP-Ancien. Il faut certainement faire remarquer que malgré sa relative jeunesse, Eddie sera adossé aux anciens dinosaures du régime de Blaise Compaoré.

Adama Kanazoé

D’autres jeunes hommes comme Adama Kanazoé de l’Alliance des jeunes pour l’indépendance et la République (AJIR), Ali Badra Ouégraogo du Rassemblement des patriotes pour le renouvellement (RPR) se sont également engagés dans la même voie, celle de faire la politique autrement.

Contexte du renouveau

Zéphirin DIABRE

En effet, ces jeunes hommes politiques auront en face d’eux des anciens et non des moindres avec des habitudes bien connues qui jouent ces dernières cartes politiques. Et qui tenteront avec des jeunes auprès d’eux, de s’adapter au contexte du renouveau qui s’impose. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’une nouvelle race d’hommes politiques est entrain de naître (si elle n’est déjà née) avec pour crédo, de faire la politique autrement. Pourvu qu’elle soit à la hauteur et ne déçoit surtout pas les aspirations des Burkinabé, notamment la frange jeune.

Simon Compaoré

On s’est toujours plaint des intellectuels d’avoir laissé la gestion du pays entre les mains de personnes qui ne sont pas à la hauteur de la mission. C’est dit-on, ce qui justifie le bas niveau de développement du pays, dans pratiquement tout les secteurs. En embrassant une carrière politique, après avoir transité par les Organisations et mouvements de la société civile, certains de ces nouveaux hommes politiques ont compris que la voie de la politique est la mieux indiquée pour impacter positivement et impulser le développement.

Ali Badra

Seulement, la politique étant reconnue (jusque-là sous nos tropiques) comme le domaine de la roublardise, des promesses très peu tenues, des intérêts personnels au détriment de ceux de la communauté, on s’interroge sur comment ces nouveaux hommes politiques pourront changer véritablement les manières de faire. En tout cas, ils sont très attendus très prochainement sur le terrain. A eux de ne pas décevoir.

Dénis Dafranius SANOU

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