
Les cotonculteurs peuvent être tranquilles pour la campagne 2025-2026. Il n’y aura pas de retard de paiement des productions. En effet, le Pool bancaire national et la SOFITEX ont pris les taureaux par les cornes en ratifiant, ce lundi 1er décembre 2025, la convention de financement de la campagne cotonnière 2025-2026. Cette convention qui fera le bonheur des producteurs a été paraphé, par Noëllie Cécile Tiendrébeogo, DG de ECOBANK/Burkina, représentant le Pool bancaire national et le DG de la SOFITEX, Bienvenu Paré.
Pour la campagne cotonnière 2025-2026, la SOFITEX et le Pool bancaire national se sont pris tôt, en ratifiant la convention de financement. Cette convention de financement de 70 milliards de FCFA marque, selon la DG de Ecobank/Burkina, Noëllie Cécile Tiendrébeogo, un engagement fort pour la relance de la filière coton au Burkina. Elle ajoute que cette convention est aussi la preuve de la foi en la filière coton et dans la capacité de notre pays à innover malgré la crise sécuritaire et les défis climatiques. A travers ce financement, le Pool bancaire national composé de 16 banques se solidarise avec la SOFITEX et les millions de producteurs de coton. En effet ce financement est présenté comme un levier crucial pour éviter les retards de paiement qui ont freiné la production par le passé. Cette mobilisation des banques nationales s’inscrit dans une vision collective qui consiste à faire du coton un symbole de résilience économique et d’ambition nationale. Le DG de la SOFITEX, Bienvenu Paré, a insisté sur l’importance d’une relation durable avec le Pool bancaire national, tout en espérant un financement qui dépassera les 70 milliards de FCFA dans les années à venir. Il a aussi mentionné avec insistance la nécessité d’un engagement collectif pour que la SOFITEX retrouve sa place de locomotive de la filière coton et garantisse la prospérité des producteurs.
L’objectif de la campagne 2025-2026 et l’impact économique
Selon le DG de la SOFITEX, la campagne cotonnière 2025-2026 vise une forte augmentation de la production, doublant presque les volumes de l’année précédente, avec un impact direct sur les revenus des producteurs. Ainsi, la SOFITEX prévoit atteindre plus de 350 000 tonnes de coton contre 175 000 tonnes l’année passée. Cette croissance de la production nécessite un financement plus accru, justifiant la montée à 70 milliards de FCFA pour couvrir les besoins de paiement rapide aux producteurs. Pour Bienvenu Paré, DG de la SOFITEX, le paiement à bonne date est un facteur clé de motivation pour les producteurs afin qu’ils reviennent dans les champs et réinvestissent dans la culture du coton. La relance de la production du coton est aussi une priorité gouvernementale. Le pilotage rigoureux des financements par les banques et la BECAO, vise à assurer la transparence et la bonne utilisation des fonds. Pour Diakarya Ouattara, le président de l’Association professionnelle des banques et établissements financiers au Burkina (APBEF), la BECAO/Bureau Burkina a joué un rôle actif en suivant étroitement la production et en validant les informations financières nécessaires. Le président de l’APBEF souligne aussi que cette convention marque une étape nouvelle qui devrait s’inscrire dans la durée.
Firmin Ouattara