Commission nationale pour l’UNESCO : Les chefs d’établissements pour prévenir l’extrémisme violent

La Commission nationale burkinabè pour l’UNESCO a organisé un atelier de formation des directeurs d’école et des chefs d’établissement du post-primaire et du secondaire sur le thème : «Prévention de l’extrémisme violent, dialogue interreligieux et redynamisation du réseau des écoles associées de l’UNESCO du Burkina Faso». L’atelier s’est tenu à Ouahigouya du 24 au 26 février 2021 et  placé sous la présidence du Pr Alkassoum Maïga, Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, Président de la Commission nationale Burkinabè pour l’UNESCO.

Le Secrétaire général de la commission nationale burkinabè pour l’UNESCO, le Dr Fatié Ouattara remettant une attestation de formation à une participante

Cette formation a regroupé une quarantaine de participants venus des régions du Centre, du Centre-Est, du Centre-Nord, du Centre-Ouest, du Centre-Sud, du Plateau central, de l’Est et du Nord. Pour le Conseiller technique, Dieudonné Ilboudo, représentant le Ministre de l’Enseignement  supérieur, de la Recherche scientifique et de l’innovation, cet atelier  a lieu dans un contexte difficile d’insécurité, d’incivisme et d’intolérance que traverse le Burkina Faso, et auquel combat doivent contribuer les écoles et les établissements d’enseignement primaire, post-primaire et secondaire. Car, comme le stipule l’acte constitutif de l’UNESCO, «la guerre prenant naissance dans l’esprit des hommes, c’est dans l’esprit des hommes que doivent être élevées les défenses de la paix». D’où la nécessité d’outiller les directeurs d’école et chefs d’établissement afin qu’ils contribuent à inculquer aux plus jeunes les valeurs du vivre-ensemble, et partant avec l’accompagnement de l’ensemble des acteurs de l’éducation nationale.

Photo de famille pour la postérité

 

Pour sa part,  le Dr Fatié Ouattara, Secrétaire général de la Commission nationale burkinabè pour l’UNESCO, notera que : «cette formation est un moment de rappel des fondamentaux d’une éducation qui prépare à l’acceptation de la différence, de l’autre, à la collaboration ou à l’action commune qui vise la réalisation d’un intérêt collectif, à savoir la paix pour tous, quelle que soit votre appartenance (idéologique, religieuse, philosophique, politique ou culturelle), sans distinction de race, de sexe ou de genre».

Il leur a aussi rappelé que leur «beau métier recommande d’inculquer aux nouveaux-venus au monde les valeurs de justice, de liberté, d’égalité afin qu’ils apprennent à connaître, à faire, à vivre ensemble et être soi en combattant la haine, la discrimination, la stigmatisation ou l’exclusion d’un autre que soi. Vous devez donner de vous-mêmes le bon exemple qui permettra de semer en l’autre la graine d’un comportement pacifique».

Des recommandations ont été faites à  l’issue cette formation. Et la première porte sur l’introduction dans les curricula, à tous les niveaux du système éducatif ou dans tous les ordres d’enseignement, des modules sur l’extrémisme violent, le dialogue interreligieux. Une seconde recommandation a concerné l’organisation dans les écoles et établissements de conférences sur ces questions. L’atelier a été couronné par une remise d’attestations aux participants et aux formateurs.

Rachid NIKIEMA

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