Culture de contre-saison : Une activité en plein essor aux abords du barrage de Bapla

En cette période sèche, nombreux sont les producteurs agricoles qui exercent leurs activités de culture de contre-saison. A Moutori dans ce petit village de la province de la Bougouriba, certains producteurs profitent des eaux du barrage de Bapla pour cultiver divers fruits et légumes.

Le vieux Marc Somé cultive aussi de la banane

Dans le village de Moutori les producteurs, dont certains regroupés en structures associatives, occupent leur temps à la culture de contre-saison. Ici dans ce champ d’anacardes nouvellement plantés, Domontchara Somé tente de soustraire les mauvaises herbes. « Mon champ n’est pas aussi grand que ça, mais je sais que je ne vais pas le regretter. Vous voyez là-bas, ce sont des plantes ombrageuses que j’ai mises dans le  champ. Et puis le reste je viens de mettre de l’anacarde  parce que c’est une plante qui peut me sortir du sous développement si c’est bien organisé. Actuellement, je suis entrain de désherber le champ pour empêcher que les feux de brousse le détruisent », affirme-t-il.

Nawinaco Da dans son champs de légume

L’humidité du sol, du fait de sa proximité avec le barrage de Bapla, les producteurs de contre-saison exercent leurs activités dans l’ombre. C’est le cas du jeune producteur Nawinaco Da nouvellement installé. «Moi, je cultive non seulement  de la tomate, mais aussi des aubergines et du haricot. Ici c’est le problème d’eau parce que je n’ai pas de machine pour tirer l’eau depuis le barrage. Mais, je fais avec les moyens de bord», dit-il. Quant à ce sexagénaire, il dit  produire habituellement des oignons, mais cette année il a décidé de tenter sa chance dans la production de piment. Dans cette activité, le problème de ressources humaines pour le soutenir dans les taches quotidiennes se pose. Bref, les abords du barrage de Bapla sont occupés par les producteurs qui, quotidiennement, mènent leurs productions agricoles de contre-saison avec plusieurs difficultés. Ces difficultés essentiellement d’ordre matériel dans l’ensemble, ne les empêchent pas de gagner tant soit peu leur vie dans cette localité.

Bourehiman B. ZAGRE

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