Culture : Noussondia veut briser les barrières du handicap

La conférence de presse du projet Noussondia s’est tenue ce mercredi 2 décembre à la salle de théâtre de l’Institut français de Bobo-Dioulasso. La présentation de l’association, son projet et le programme de ses activités étaient à l’ordre du jour.

Présidium de la conférence

L’initiative Noussondia est à sa troisième édition. Elle commencera ses activités le 5 décembre avec une cérémonie d’ouverture qui sera ensuite enchainée avec des ateliers de formation. Noussondia est un atelier de formation de 14 jours réunissant cinquante enfants en situation d’handicap et vingt enfants non handicapés. L’objectif général de ce projet est de contribuer à créer les conditions favorables à l’inclusion et à l’éducation culturelle et artistique des enfants en situation de handicap.  Les enfants âgés de 8 à 15 ans prendront part à la formation. Après 14 jours de formation, l’atelier devrait avoir un impact sur les enfants à long terme. L’association continuera donc l’accompagnement de ses enfants bénéficiaires en danse, théâtre et la langue des signes mais également en peinture et en soutien scolaire pendant trois ans. L’association ART DU HANDICAP qui accompagnera les enfants contribue à la création des conditions favorables au développement et l’épanouissement des personnes vivant avec un handicap. En plus, elle leur permet de participer au processus de développement social, économique et culturel du Burkina Faso. L’association lutte contre toute forme de discrimination à l’égard des personnes vivant avec un handicap. Danseur chorégraphe et chanteur, Yaya SANOU est le promoteur de l’association ART DU HANDICAP. En tant que danseur, Yaya SANOU constate un vide dans l’Institut des jeunes sourds, vide qui était le manque d’épanouissement. Il décida donc de mettre son œuvre au service de ces enfants en leur apprenant à danser au son de la musique. Au début, il existait un problème de communication entre lui et ses danseurs car il ne comprenait pas la langue des signes. Afin de faciliter la communication avec ses danseurs il apprend la langue des signes à travers eux et par la suite il suit deux séances consécutives de formation en langue des signes. A l’issu de ces formations, il développe une technique de danse spécifique aux personnes en situation de handicap auditif. «Mon objectif n’est pas seulement d’apprendre la danse à ces enfants, je veux les former de telle sorte que même après des années ils puissent aussi former d’autres enfants à leur tour», précise le promoteur Yaya Sanou.

Linda Maïssar GUEYE/ Stagiaire

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