Des pommes de terre « impropres » dans nos assiettes

Ce 31 décembre, alors que tout le monde s’affairait pour le réveillon du soir, les hommes de Karim Dao, commissaire central de police de la ville de Bobo-Dioulasso, font une découverte : des pommes de terres « impropres à la consommation humaine et animale ». Ces pommes de terre qui sont en réalité de la semence, ont été importées de France et sont arrivées au Burkina Faso le 4 décembre. Immédiatement après, elles ont été mises en vente sur le marché à Bobo-Dioulasso, mais également dans d’autres localités du pays, comme à Banfora. Sur place, dans les magasins de l’importateur où elles sont entreposées, on constate qu’effectivement elles germaient. Aussi, pour pouvoir les mettre sur le marché, les services de femmes sont sollicités afin de leur ôter les bourgeons qu’elles portaient.

La police a saisi une quantité importante de pommes de terre

Pour une meilleure présentation, elles sont ensachées dans d’autres sacs grillagés de couleur rouge, exactement comme on en voit sur le marché. Pourquoi vendre un produit de si grande consommation quand on sait que sur les étiquettes il est bien écrit : « Plant impropre à la consommation humaine et animale » ? A cette question, l’importateur répond que les pommes de terre sont bel et bien « propres à la consommation ». Les agents de l’agriculture qui étaient sur les lieux, sont formels : « les pommes de terre sont impropres à la consommation humaine et animale » comme il est écrit sur les étiquettes. Parce que, selon eux, elles ont été traitées à des produits « cancérigènes » qui d’ailleurs ne sont pas homologués  au Burkina Faso. Affaire donc à suivre.

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