Enfin, la première pierre de ce Centre hospitalier universitaire

La joie se lisait hier mardi 20 octobre sur tous les visages. Des défenseurs de la forêt de Kua, mais également des défenseurs exclusifs du Centre hospitalier universitaire. Car, pour les uns comme pour les autres, l’essentiel dans cette affaire était d’obtenir l’hôpital. En attendant son inauguration très prochaine, on peut dire que quelque chose est déjà faite. Sauf cataclysme, Bobo-Dioulasso et toute la grande région Ouest du pays auront un deuxième hôpital universitaire qui va venir en complément des infrastructures sanitaires déjà  existantes. En plus, la construction de cet hôpital va renforcer le plateau technique et l’offre de services dans cette partie du Burkina. Et ce d’autant plus que le partenaire, qui est la République populaire de Chine ne lésinera pas sur les moyens pour doter conséquemment ce Centre hospitalier des équipementiers nécessaires afin qu’il rende des services de qualité. Si la construction de cet hôpital a fait l’objet de polémique par rapport au choix du site, aujourd’hui il faut reconnaître que tout cela fait désormais partie du passé. Si c’est cela aussi les contradictions, il faudrait désormais faire en sorte qu’elles soient toujours constructives. Il ne sert à rien de créer de la polémique juste pour amuser la galerie et faire capoter des projets de développement.

En effet, tout ce qui est petit quand ça arrive à Bobo-Dioulasso ça prend des proportions plus grandes. On l’a vu avec les émeutes de la vie chère en 2008. On l’a vu avec les mutineries en 2011 où la hiérarchie militaire a dû faire recours à lex-Régiment de sécurité présidentielle pour mater les “soldats rebelles”. On l’a encore vu avec l’insurrection populaire au cours de laquelle, les Bobolais ont incendié leur hôtel de ville et leur palais de justice. Souvent du fait de l’exagération dont en font certains fils et filles de cette ville. A tel point qu’il y a des moments où l’on se demande très souvent si ces derniers sont bien conscients de ce qu’ils veulent pour le développement de leur ville. Nous ne pouvons pas en même temps vouloir, voire exiger de fortes actions de développement en faveur de notre ville et de sa région et ne pas créer les conditions pour cela.

Si on n’avait pas un partenaire comme la République populaire de Chine qui a décidé, quoi qu’il advienne de réaliser cet hôpital, on aura perdu le financement. Si on n’avait pas non plus un gouvernement qui a été responsable du début jusqu’à la fin, il aurait retourné cet hôpital vers une autre ville où les populations s’accordent facilement sur l’essentiel. Maintenant que tout est rentré dans l’ordre, il va falloir créer toutes les conditions qu’il faut pour rassurer les partenaires chinois et les accompagner pour que le chantier ne souffre d’aucun manquement. Ce travail incombe en premier à l’autorité communale et à toute la coordination du projet. Ensuite, les populations bobolaises doivent enfin démontrer tout l’intérêt qu’elles ont pour ce nouvel hôpital.

Dabaoué Audrianne KANI

 

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