Extension du port sec de Bobo : Le président de la Chambre de commerce sur le chantier

En marge de la rencontre nationale Etat/ Secteur privé du 1er au 2 octobre 2021 à Bobo-Dioulasso, le président de la Chambre de commerce et d’industrie, Mahamadi Savadogo a effectué le 2 octobre une visite du chantier d’extension du port sec de ladite ville.

Le président Mahamadi Savadogo, venu dans le cadre de la rencontre Etat/ Secteur privé, ne pouvait pas passer à Bobo sans faire une visite pour se rendre compte de l’état d’avancement des travaux d’extension du port sec. Parce que ce projet constitue un projet phare de la mandature en cours de la CCI-BF. Ainsi, accompagné de certains membres du bureau de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF), il a été sur le chantier.

Des explications du chef de la mission de contrôle des travaux, Salif Samaké, «De façon générale, les travaux sont avancés à 51% pour un taux d’exécution de 80% en termes de délais. Ce taux est dû au fait qu’il y a des travaux qui sont importants, mais qui en termes de taux ne pèsent pas dans le contrat, notamment le déblai. Nous avons terminé le déblai à 90%, l’assainissement est terminé à 100%. Et nous sommes sur la chaussée rigide qui représente un taux assez important dans le projet.

Dans les mois à venir, le retard de 30% pourra être résorbé. Du point de vue qualité des travaux, il n’y a pas de doute. La qualité des travaux est satisfaisante. Le projet dans son ensemble, se situe sur deux volets. Il y a le site existant de 20 ha et 19 ha pour la zone d’extension. Il y a des travaux d’assainissement, de voirie, d’électricité et d’adduction d’eau et d’éclairage. Par rapport aux travaux de voies, nous avons 1,7 km de chaussées rigides en béton armé».

Il faut préciser que les travaux sont effectués par le consortium d’entreprises Alpha Service et EKS (Entreprise Kanazoé Salif) et devront être livrés en janvier 2022. Le coût total des travaux d’aménagement d’extension du port sec va avoisiner les 10 milliards FCFA. Quand ce lot sera fini, il y aura le lot 2 qui va concerner l’implantation des bâtiments, des bureaux, des magasins. Et «nous sommes venus sur le terrain pour voir si nous pouvons être dans les délais qui nous a été donnés », dit Lassiné Diawara, président de la Délégation consulaire régionale (DCR) des Hauts-Bassins. Lui non plus ne s’inquiète pas du retard apparent. Car, « cela s’explique parce que les parties premières qui ont été réalisées, les terrassements prennent beaucoup de temps, mais ne sont pas forcément, en termes de valeur, les plus chers. Une fois qu’on a fait le terrassement, l’avancement va être très notable pour que nous puissions avoir ces travaux au début de l’année », fait-il remarquer.

Un atout pour l’économie de Bobo

Pour ce que cela va apporter, « pour vous donner une idée, quand on a commencé ce projet de la réalisation de la première phase de réalisation du port sec de Bobo-Dioulasso, on était à un trafic de 300 000 tonnes par an. En réalisant cette infrastructure qui a permis d’avoir des infrastructures d’accueil pour les camions, on est passé à un trafic de 1,5 million de tonnes par an. Notre attente est de doubler le trafic et de passer de 1,5 million à 3 millions de tonnes. Cela a des effets induits dans l’activité économique de la zone de Bobo-Dioulasso qui devient une plateforme multimodale route et chemin de fer», explique Lassiné Diawara.

C’est pourquoi, il n’a pas manqué l’occasion de « saluer l’implication du gouvernement qui nous a aidés au bitumage des voies de desserte du port sec ». Il s’agit notamment de la voie qui va de la route principale de Banfora et Côte d’Ivoire pour avoir un accès au port sec. Elle était complètement dégradée. « Le gouvernement a accepté de prendre cette réfection en charge, qui est presqu’à 20% aujourd’hui ». Il y a aussi la desserte qui va à la Place de la femme pour un léger contournement de la ville. Cette voie aussi était dégradée. « Sa continuation doit passer par le camp militaire pour arriver jusqu’au port sec. La première tranche de ce projet est très avancée », précise le président de la DCR/Hauts-Bassins, Lassiné Diawara.

Aly KONATE

alykonat@yahoo.fr

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