Fait divers : Elle met le feu aux cheveux de la maîtresse de son mari

Si Sophie (nom d’emprunt) avait mesuré le risque qu’elle encourait elle allait sans doute réfléchir par mille fois avant de poser son acte. Malheureusement, diable l’en a pris et elle passera cinq ans de sa vie en prison. Coiffeuse dans un quartier populaire de la capitale burkinabè, beaucoup la décrivent comme une dame sans histoire.

Et qui n’a d’yeux que pour son boulot. Mariée, Sophie soutien énormément son mari, employé dans une société de la place, dans les charges familiales. Seulement voilà, elle découvre avec le temps que son mari courtise une autre femme. Comme cela est de coutume chez les femmes mariées, Sophie mène alors ses propres enquêtes pour voir claire dans l’affaire. Elle identifie la dame en question. Par malheur, un jour à  l’occasion des fêtes de fin d’année, cette dernière décide de se rendre dans le salon de Sophie pour se natter.

Lorsqu’elle arrive, la dame lui fait savoir qu’il y a assez de clients en attente et qu’elle peut aller vaquer à ses occupations et revenir après. C’est à ce moment précis qu’elle a mûri son idée. Lorsque la maîtresse tourne dos, elle va chercher de l’essence et une boîte d’allumette pour venir déposer au salon. A son retour, la maîtresse trouve effectivement qu’il n’y avait plus assez de clients. Alors, Sophie l’a fait rentrer dans le salon en la laissant croire que c’est pour la natter. Dès que la maîtresse s’installe, elle ferme immédiatement la porte, saisie les cheveux de cette dernière, verse de l’essence et y met le feu.

Les secours parviennent à extirper la victime des flammes, mais son visage a été entièrement défiguré. Sophie est interpellée puis déférée à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO). Elle a été jugée puis condamnée à 5 ans de prison ferme. A la barre, elle est revenue sur sa vie de couple avec son mari.

«J’ai connu mon mari quand j’étais toujours au lycée, au premier cycle. Avant de me marier, je suis tombée enceinte de mon mari actuel. Mes parents m’ont expulsée de la cour familiale. C’était le désarroi total. J’ai traversé des périodes difficiles, car mon mari n’avait pas assez de moyens pour subvenir à mes besoins. On s’est débrouillé ensemble et par la suite, Dieu merci, les choses commençaient à aller. Et, soudainement j’apprends que mon mari sort avec une autre femme. Je n’ai pas pu maîtriser mes émotions. C’est pourquoi, j’ai commis l’acte », a affirmé Sophie devant les juges.

Ben Alassane DAO

Fermer le menu
felis tristique commodo lectus risus ipsum ultricies fringilla Lorem