Législatives de 2020 : Ces grosses têtes de listes qui auront à batailler fort

On connaît désormais ceux qui iront en novembre prochain à la conquête des 127 sièges de l’Assemblée nationale. Si quelques anciens sont toujours en lice, de grosses têtes de listes sont arrivées et doivent prouver. En attendant que leurs candidatures soient validées, voici quelques unes d’entre elles tirées sur le volet.

Sango Abdoul Karim pour défendre le PAREN

Pour la première fois, comme bien d’autres candidats aux législatives de novembre, Abdoul Karim Sango, actuel ministre de la Culture, des Arts et du Tourisme va à la conquête de l’Assemblée nationale. Il a été choisi par son parti, le Parti pour la renaissance (PAREN) de Laurent Bado pour conduire la liste nationale. Une grosse responsabilité que, certainement Abdoul Karim Sango s’apprête à assumer. Et il en a les moyens. Lui qui, pendant longtemps, s’est montré comme une alternative, n’attendait sans doute que de telles occasions pour confirmer.

Adja Fatoumata Ouattara Sanou dans le Houet

Adja Fatoumata Ouattara/Sanou, ministre de l’Economie numérique et des Postes, est tête de liste de son parti, le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) dans la province du Houet. C’est à la fois une grande confiance qui lui est faite mais pour elle, ce doit être l’occasion de confirmer ce que son parti attend d’elle. L’une des rares femmes tête de liste, de surcroît dans une province du Houet réputée difficile, elle doit pouvoir fédérer autour d’elle toutes les différents tendances qui existent dans le parti et montrer le chemin.

Nabié Nimayé, dans le Tuy

Député de la législature finissante, il fait partie de ceux qui ont eu la chance de passer l’étape décisive des désignations. Tête de liste dans la province du Tuy (comme il y a cinq ans) de son parti le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), il aura à livrer l’un des combats politiques qu’il n’a jamais livré. Car à tout point de vue, les données ne sont plus les mêmes comme en 2015. Face à lui, il aura des adversaires et non des moindres. En 2015, le MPP avait partagé les deux sièges de la province avec l’UPC dont le député a par la suite quitté.

Bongnessan Arsène Yé dans les Balé

Il signe son retour. Bongnessan Arsène Yé a accepté de diriger la liste de son parti, le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) dans sa province des Balé. Homme politique d’expérience, il a dû bien analyser la situation avant de vouloir reconquérir le terrain. Nul doute qu’il aura en face des jeunes adversaires. Bongnessan a la responsabilité de faire gagner son parti. Pas plus. Et il le sait. Ancien président de l’Assemblée nationale, ancien ministre, ancien dirigeant de son parti, il n’a pas droit à l’échec. Rendez-vous le lendemain du 22 novembre.

Yacouba Millogo, le premier venu pour le CDP

Il est tête de liste de son parti, le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) dans la province du Houet. Inutile de dire que la tâche sera assez difficile pour lui qui doit drainer derrière lui tous les militants. Quand on sait que son rang de tête de liste n’a pas été accueilli avec ferveur dans la province, il doit tout de suite travailler au rassembler les morceaux. Considéré comme le choix de Ouagadougou contre celui de Bobo qui voudrait que ce soit Christophe Sanou, le SG de la section, Yacouba Millogo, s’il veut sortir grand, doit allier humilité, sagesse et capacité d’écoute de tous.

Mohamed Koné, va tirer la locomotive UPC

Pour la première fois, il prend la tête de liste des candidats de l’Union pour le progrès et le changement (UPC) dont il va conduire la locomotive. Ce qui n’est pas un petit boulot quand on sait que le parti de Zéphirin Diabaté est la deuxième force politique à l’Assemblée nationale sortante. Comme les autres têtes de liste dans la province, Mohamed Koné aura fort à faire. Surtout que sa désignation pour cette mission non moins importante n’a pas été sans contestation. Même sans trop d’accrocs, il doit d’abord colmater les morceaux et obtenir le soutien de tous. Qui ne sera pas aisé.

Nestor Batio Bassière, pour la troisième fois tête

L’exercice n’est pas nouveau pour lui. Nestor Batio Bassière, ministre de l’Environnement, de l’Economie verte et du Changement climatique, va briguer son troisième mandat à l’Assemblée nationale. Comme tous les ministres candidats à ces élections, il est désigné pour conduire la liste de l’Union pour la renaissance/Parti Sankariste dont il est vice-président. Après les dissensions suivies de démissions de certains de ses camarades dans la province, la tâche risque de ne pas être une partie de plaisir. Mais habitué de ces élections, il saura certainement tirer son épingle du jeu.

Dénis Dafranius SANOU

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